Avec son exposition événement "Deus ex Machina", Soissons explore les liens entre le sacré et le numérique

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France Télévisions Rédaction Culture

L'exposition s'appelle "Deus ex Machina. Les mythes de l’art numérique" : trente oeuvres exposées sur trois sites de la ville proposent de porter un nouveau regard sur les relations entre l'art numérique et le sacré. Déroutant voire provocant. A découvrir jusqu'au 30 janvier 2022. 

À Soissons, dans l'Aisne, l’exposition Deus ex Machina. Les mythes de l’art numérique propose au grand public d’aborder les principaux enjeux de la société par l’art numérique. Un vaste sujet à explorer jusqu'au 30 janvier 2022 dans trois sites de la ville. 25 artistes français et internationaux osent la rencontre intrigante et parfois déroutante, entre la technologie et le sacré.

Les cavaliers de l'Apocalypse en cam-girls

Parfois provocante (voire choquante pour certains visiteurs) avec des vidéos suggestives de films pornographiques, l'exposition ose tous les supports pour faire réagir le public. Y compris de la Bible. Ainsi, le mythe des quatre cavaliers de l'Apocalypse tiré du Nouveau Testament se trouve détourné par l'artiste contemporain Lucien Murat. Accrochées aux murs de la chapelle Saint-Charles (aujourd'hui désacralisée), des tapisseries pixelisées aux couleurs criardes narrent une histoire d'aujourd'hui. Celle de quatre cam-girls, ces jeunes femmes qui exhibent leur corps sur internet pour de l'argent. "Il y a des choses assez explicites, comme le sexe, des jambes, des bottes... et, associée à tout cela, l'arme fatale qui résonne avec ce principe de l'Apocalypse, en l'occurrence une grande lance qu'elle tient ostensiblement, c'est assez amusant !", se réjouit Christophe Brouard, directeur des musées de Soissons. 

Oeuvre de Lucien Murat dans l'exposition "Deus Ex Machina" de Soissons (Aisne) (France 3 Picardie)

Quand le numérique croise le sacré

Subtilement orchestrée, cette exposition confronte le visiteur à une réalité largement partagée : le numérique est de plus en plus présent dans nos vies et de drôles d’habitudes se développent au contact de nos outils informatiques. En témoigne cette croix immense placée dans le chœur de la chapelle. De couleur bleu roi, signifiant un "F" majuscule, cette représentation fait immédiatement écho au logo de Facebook. Un réseau social que l'on retrouve aussi sur les murs de l'édifice détourné en chemin de croix par l'artiste portugais Vilas Boas.

Le chemin de croix vu par l'artiste portugais Vilas Boas (France 3 Picardie)

"Deus Ex Machina. Les mythes de l'art numériques". Exposition à découvrir jusqu'au 30 janvier 2022 dans trois lieux de Soissons :

  • L’Arsenal Saint-Jean 
  • Le Musée d’art et d’histoire Saint-Léger
  • La chapelle Saint-Charles 

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