Le Japonais Arata Isozaki lauréat du prix Pritzker, le "Nobel de l'architecture"

Le Japonais Arata Isozaki, au travail influencé à la fois par l'Occident et l'Orient, a été désigné mardi 5 mars lauréat du prestigieux prix Pritzker, considéré comme l'équivalent du prix Nobel pour l'architecture. Il est l'auteur d’œuvres architecturales aussi différentes que Le Palau Sant Jordi, stade olympique de Barcelone, la tour Allianz de Milan ou la salle mobile Ark Nova à Tokyo.

L\'architecte japonais Arata Isozaki en 2014.
L'architecte japonais Arata Isozaki en 2014. (Giuseppe CACACE / AFP)
C'est donc Arata Isozaki, 87 ans, qui a été désigné prix Pritzker le 5 mars et qui succède à l'Indien Balkrishna Doshi, honoré l'an dernier à l'âge de 90 ans. Le prix lui sera remis en mai lors d'une cérémonie organisée à Paris, dont la date précise n'a pas été annoncée.

Tourné vers l'Occident

Huitième lauréat japonais depuis la création du prix, en 1979, Arata Isozaki est considéré comme l'un des premiers architectes de ce pays à s'être tournés vers l'Occident, notamment par le biais de nombreux voyages d'étude. "Isozaki a été pionnier dans sa compréhension du fait que l'architecture est à la fois mondiale et locale, que ces deux forces font partie d'un même défi", a commenté le président du jury du prix Pritzker, Stephen Breyer, cité dans le communiqué.

Outre son cosmopolitisme, Arata Isozaki est connu pour n'avoir jamais cherché à affirmer un style identifié, se montrant soucieux d'intégrer son architecture aux lieux de ses réalisations. 

Des réalisations très différentes

"Mon plaisir est de créer des choses différentes, pas de répéter la même chose", expliquait-il, en novembre 2017, au site spécialisé ArchDaily.
Le Palau Sant Jordi, stade olympique de Barcelone, signé Arata Isozaki.
Le Palau Sant Jordi, stade olympique de Barcelone, signé Arata Isozaki. (PITAMITZ Sergio / hemis.fr / Hemis)

Arata Isozaki a réalisé sur quatre continents des bâtiments aux fonctions très différentes : des installations sportives, comme l'immense arène couverte Palau Sant Jordi pour les Jeux olympiques de Barcelone en 1992. Des musées, comme le Museum of Contemporary Art (MOCA) de Los Angeles (1986).
La salle mobile Ark Nova, imaginée pour le Festival de Lucerne “Ark Nova 2017 \" à Tokyo. 
La salle mobile Ark Nova, imaginée pour le Festival de Lucerne “Ark Nova 2017 " à Tokyo.  (Yoko Miwa / Yomiuri / The Yomiuri Shimbun)

Des salles de concert, comme la structure déplaçable Ark Nova, imaginée pour le Festival de Lucerne “Ark Nova 2017 " à Tokyo. Des salles polyvalentes, comme le National Convention Center au Qatar (2011). Ou enfin des bâtiments de bureaux, comme l'Allianz Tower de Milan, co-dessinée avec Andrea Maffei.
La Allianz Tower de Milan, signée Arata Isozaki et Andrea Maffei.
La Allianz Tower de Milan, signée Arata Isozaki et Andrea Maffei. (MIGUEL MEDINA / AFP)