Crimes sexuels : appel au secours

a revoir

Présenté parElise Lucet

Diffusé le 06/11/2013Durée : 00h49

Ce direct est terminé et sera disponible en rattrapage dans quelques minutes.

Un appel au secours d'une femme de 41 ans, violée quand elle en avait 5. La violence du traumatisme a provoqué chez elle une amnésie. Elle a oublié cette agression, réapparue lors d'une séance d'hypnose Les délais de prescription ne lui permettent pas de porter plainte. Elle demande à la Cour de cassation de statuer.

Des dessins d'un enfant de 5 ans, ceux de Cécile. Elle dessine son violeur et écrit "au secours". Ces croquis datent de février 78, quelques mois après son viol.

Ma mère les a conservés. A l'époque, personne n'a réagi.

Cécile ne dira rien à ses parents des faits qu'elle finira par oublier.

Ces faits étaient totalement absents de ma conscience. C'est difficile à expliquer mais je les ai gommés. Mais j'ai subi l'impact psychique, psychologique de ces faits, puisque, à l'adolescence, j'ai connu des difficultés typiques des victimes d'abus sexuels.

Cela vous revient en mémoire à quel moment.

J'ai poussé la porte d'un hypnothérapeute. Dans les 2 minutes où il m'a couchée sur la table, j'ai hurlé le surnom de mon agresseur, et vu en détail une des scènes de contrainte. Le traumatisme a été encrypté dans mon inconscient, et a ressurgi telle une bombe atomique en 2009. J'avais le sentiment d'être victime, en 2009, d'un fait datant d'il y a 32 ans.

En 2011, Cécile souhaite porter plainte. Trop tard pour la justice.

On n'a pas pu déposer plainte car on n'avait pas conscience des faits. On demande à la cour de considérer que notre délai de prescription doit courir à partir de la conscience des faits.

Un mineur victime de viol a jusqu'à 20 ans après sa majorité pour porter plainte. La cour de cassation décidera le 18 décembre s'il faut changer ce délai en cas d'amnésie traumatique.

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