Coupe du monde : le premier rouge du Mondial, le Qatar éliminé, drapeaux LGBT+... Ce qu'il faut retenir de la journée du vendredi 25 novembre

Début des deuxièmes matchs de poule ce vendredi, avec un premier éliminé : le Qatar.
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France Télévisions
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Famara Diédhiou, Virgil Van Dijk et Wayne Hennessey. (AFP)

Début de la seconde phase des matchs de poule ce vendredi 25 novembre pour la Coupe du monde au Qatar. Une journée riche en émotions, entre la victoire historique de l'Iran, la sortie sur civière du héros équatorien Enner Valencia, et l'élimination du Qatar. A noter également une bonne nouvelle en tribune, avec le retour des drapeaux LGBT+.

Le Qatar éliminé, le Sénégal se relance

Pour la deuxième fois de l'histoire, le pays hôte ne verra pas les huitièmes de finale la Coupe du monde. Après l'Afrique du Sud en 2010, le Qatar rejoint cette liste peu glorieuse après sa nouvelle défaite, cette fois face au Sénégal (3-1), qui condamne ses derniers espoirs de qualification. Car un peu plus tard dans l'après-midi, les Pays-Bas et l'Equateur se sont quittés sur un nul (1-1). Avec quatre points, Néerlandais et Equatoriens partagent la tête du groupe A, que le Sénégal (3 points) peut encore viser. Mais plus le Qatar. Pour sauver leur Mondial, les Qatariens devront s'imposer lors du dernier match, face aux Pays-Bas. Pas une mince affaire. En cas de défaite, le Qatar deviendrait le premier pays organisateur à ne pas gagner un seul match de sa Coupe du monde. Sacrée climatisation.

Enner Valencia, héros déchu

L'Equateur est en bonne posture pour atteindre les huitièmes de finale (un nul contre le Sénégal suffira), et le doit en grande partie à son capitaine et héros : Enner Valencia. Du haut de ses 33 ans, l'attaquant de Fenerbahçe porte sa sélection. Après son doublé face au Qatar en ouverture, il a de nouveau fait trembler les filets face aux Pays-Bas, pour permettre aux siens d'accrocher un match nul plus que mérité (1-1). Ce qui en fait le meilleur buteur provisoire de ce Mondial. Mais en fin de match, Enner Valencia s'est écroulé dans le rond central, en se tenant le genou. Evacué sur civière, le capitaine équatorien a quitté en larmes la pelouse. Et peut-être le Mondial.

Le premier carton rouge du Mondial

Pour la première fois depuis 1986, la première salve des matchs de poules de la Coupe du monde s'est terminée sans qu'aucun carton rouge n'ait été distribué. Mais la clémence des arbitres ne s'est pas prolongée longtemps puisque la première exclusion est intervenue dès pays de Galles - Iran, ce vendredi 25 novembre, soit le premier match de deuxième tour des poules. Une expulsion totalement indiscutable, pour le coup, venue sanctionner la sortie kamikaze de Wayne Hennessey face à l'attaquant iranien Mehdi Taremi. 

Une sortie qui rappellera le traumatisme de Séville 1982 aux Français, lorsque Harald Schumacher venait tamponner Patrick Battiston lors de la demi-finale France-RFA... Le gardien allemand n'avait même pas été averti, au contraire de Wayne Hennessey quarante ans plus tard, écopant d'un carton jaune puis d'un rouge après vérification vidéo. Le portier gallois devient ainsi le troisième gardien expulsé en Coupe du monde, après Gianluca Pagliuca en 1994 et Itumeleng Khune en 2010. Une rencontre également marquée par le nouveau record de sélections pour un Gallois, décroché par Gareth Bale, ce qui n'a pas évité la défaite des siens face à l'Iran (0-2), et leur quasi-élimination.

Dans l'autre match de ce groupe, l'Angleterre, si impressionnante face à cette même équipe d'Iran lors du premier match, a largement déçu face aux Etats-Unis qui, avec un peu plus de réussite, auraient même mérité de l'emporter au lieu de signer le déjà 5e match nul et vierge depuis le début de la compétition. 

Les drapeaux LGBT+ autorisés

S'il n'y a toujours pas eu la moindre goutte de pluie au Qatar, les arc-en-ciel font enfin leur retour dans ce Mondial controversé. Après les coups de pression de la FIFA pour empêcher plusieurs nations européennes d'arborer le brassard "One Love", l'instance a fini par revenir quelque peu sur sa position. Dans un courrier adressé aux fédérations, signé par Gianni Infantino, la FIFA a expliqué que les supporters se présentant au stade avec un drapeau LGBT+ ne seraient plus refoulés, et ne se feraient plus confisquer leur étendard. Un assouplissement qui ne concerne toutefois pas les sélections... Le chemin est encore long. 

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