Coupe du monde 2022 : pourquoi Tunisie-France ne changera rien aux plans de Didier Deschamps pour la suite de la compétition

La recette qui a permis aux Bleus de se qualifier rapidement pour les huitièmes de finale ne devrait pas être modifiée à la suite du match face à la Tunisie, mercredi, quelles que soient les performances des joueurs.
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De notre envoyé spécial à Doha - Andréa La Perna
France Télévisions
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Temps de lecture : 3 min.
Adrien Rabiot, Aurélien Tchouameni et Antoine Griezmann face à Mikkel Damsgaard lors de France-Danemark, en Coupe du monde, le 26 novembre 2022. (EVRIM AYDIN / AFP)

"Ce n’est pas le match de demain qui changera quoi que ce soit. Il est important mais pas décisif pour nous." En conférence de presse, Didier Deschamps a minimisé les attentes à la veille du dernier match de phase de groupes des Bleus, mercredi 30 novembre, face à la Tunisie. Première qualifiée pour les huitièmes de finale grâce à ses deux succès face à l'Australie (4-1), puis contre le Danemark (2-1), son équipe ne pouvait pas rêver être plus sereine à ce stade de la Coupe du monde. Le sélectionneur est lui-aussi dans une sorte de quiétude.

Que ses joueurs soient décevants ou faciles mercredi, il tablera sur les acquis des deux premiers matchs pour établir sa composition en 8es de finale. Après de longs mois de contrariétés, entre résultats en berne et vagues de blessures, "DD" a réalisé la prouesse de trouver une recette qui fonctionne le jour de l'examen, en pleine compétition. La charnière Varane-Upamecano, le système à quatre joueurs offensifs, l'entrejeu Tchouameni-Rabiot-Griezmann... Tous ces acquis seront conservés pour les huitièmes et il y a peu de chances qu'ils soient remis en question face à la Tunisie pour la simple et bonne raison que Deschamps va largement remanier son équipe. 

"Il y aura des changements. Combien ? Vous ne le saurez pas", a résumé le sélectionneur. Après que ses plans ont été devinés et dévoilés lors des deux premières journées, Didier Deschamps affiche la ferme intention de ne donner aucun indice. A titre de comparaison, il avait procédé à six changements dans son onze de départ lors du Mondial 2018, et sept en 2014 - les deux fois, les Bleus étaient déjà qualifiés avant le troisième match de la phase de groupes. "Les données ne sont pas tout à fait identiques aujourd’hui", a-t-il ajouté pour entretenir le flou. 

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Même la première place du groupe, pas encore acquise (pour finir 2es, les Bleus doivent perdre et que l'Australie gagne en rattrapant un déficit de six buts à la différence de buts), ne le fait pas ciller : "On n’a pas forcément besoin d’aller chercher un point en plus dans l’absolu, mais l’équipe qui va jouer demain devra faire en sorte d’obtenir le meilleur résultat possible, sans avoir d’obligation", a freiné Deschamps.

Faire souffler les cadres, impliquer les remplaçants

Par conséquent, la composition de l'équipe qui jouera les huitièmes de finale suscite, elle, très peu d'interrogations. Après la Tunisie, on peut s'attendre à ce que l'équipe qui a joué le Danemark soit la même, à une exception près : l'identité du latéral droit n°1. Après le match raté de Benjamin Pavard contre l'Australie, Jules Koundé n'a pas assez convaincu face aux Danois pour récupérer la place. Avec la menace de suspension qui pèse sur lui, Deschamps pourrait jouer la prudence et offrir, face à la Tunisie, une chance à Pavard de se racheter.

Au-delà des positions individuelles, le match face à la Tunisie présente trois intérêts pour le sélectionneur : préserver ses cadres d'éventuelles blessures, impliquer une plus grande partie de son effectif et tester quelques ajustements tactiques en profitant d'affronter un adversaire qui doit tout donner pour ne pas quitter le Qatar. Mais il est à noter qu'en 2018, lors du sacre des Bleus en Russie, aucun des joueurs alignés face au Danemark n'avait bouleversé la hiérarchie et le onze de départ de la finale était exactement le même que celui du deuxième match (1-0 contre le Pérou, lors du premier test du 4-2-3-1 avec Blaise Matuidi sur le côté gauche).

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