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Coupe du monde 2022 : "Il y a des choses qu'on doit améliorer", reconnaît Didier Deschamps avant France-Danemark

Le sélectionneur était loquace et serein en conférence de presse, vendredi, à la veille du deuxième match de l'équipe de France dans ce Mondial, contre le Danemark.
Article rédigé par Andréa La Perna - De notre envoyé spécial à Doha
France Télévisions - Rédaction Sport
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 4 min
Didier Deschamps en conférence de presse à la veille du match de la Coupe du monde face au Danemark, le 25 novembre 2022. (FRANCK FIFE / AFP)

A la veille du deuxième match de l'équipe de France à la Coupe du monde, face au Danemark, Didier Deschamps était en conférence de presse, vendredi 25 novembre. Le sélectionneur des Bleus s'est à la fois retourné sur les leçons à tirer de la victoire contre l'Australie, et projeté sur l'adversité qu'offrira le Danemark. En lisant entre les lignes de son discours, on peut comprendre que Raphaël Varane a toutes les raisons d'être titulaire samedi. Un doute subsiste en revanche sur la présence ou non de Benjamin Pavard à droite, après son erreur de placement sur le but australien.

Après le match contre l'Australie, vous aviez dit qu'il y avait des corrections à faire au niveau de l'animation. Quelles seront-elles face au Danemark ? Êtes-vous tenté de modifier le côté droit, qui a été le plus exposé mardi soir ?

Didier Deschamps : Je peux tout faire. Sur l’analyse approfondie du match contre l’Australie, il y a évidemment, en plus du but qu’on a pris, trois situations dont une avec une perte de balle, et deux situations où on doit mieux faire. Ce qui fait quatre situations avec le but, qu’on doit mieux gérer. Ce sont quatre situations et certains diront que ce n’est que l’Australie. Mais c’est trop, ça demande des ajustements. Le positionnement d'un seul joueur peut mener à un but adverse. Evidemment, il y a des choses qu’on peut améliorer à chaque fois, même si on a mis beaucoup de qualité offensive. Il faut être dangereux et tenter d’atteindre la perfection. Ça passe par différents choix, différentes discussions, complémentarités aussi. Chaque situation n’est pas la même, mais c’est logique qu’on ait des choses à améliorer et à changer.

"Cette capacité danoise sur tous les matchs de changer de système."

Didier Deschamps, sélectionneur de l'équipe de France

en conférence de presse

Vous disiez que le Danemark était une équipe sous-cotée. Quelles leçons tirer des deux défaites en 2022 ?

Je vous confirme que cette équipe est sous-cotée. Elle nous a fait beaucoup de misères. On doit faire en sorte d’inverser la tendance demain, sans parler de revanche. Le sélectionneur danois et les joueurs nous connaissent. La photographie de juin est différente de celle de septembre, qui sera aussi différente de celle de demain. La situation des deux équipes n’est pas la même. Il y aura une analyse. Tout ce qui est arrivé avant nous sert. 

Raphaël Varane était-il prêt pour le premier match ? A quel point sa présence change-t-elle la donne sur le terrain ?

Il aurait pu jouer le premier match, puisqu’il était apte. Après discussions et à la lecture de tous les éléments, puis les deux dernières séances qu'il y a eu et l'opposition de deux fois 30 minutes, les choses ont été bien digérées. Il n'est pas moins apte pour le deuxième qu'il ne l'était pour le premier. Mes choix peuvent être liés à l’expérience. Lui, il a l’expérience, c’est certain. Le plus important, c’est qu’il se sente dans sa tête et dans son corps prêt. Lui pense qu’il l’est. Je prendrai ma décision par rapport à ça surtout.

Comment se passe la vie de groupe ici, au Qatar ?

On a des conditions très bonnes. La vie sociale est importante. Ce n'est pas ça qui fait gagner des matchs, mais je vous assure que ça peut vous en faire perdre. Depuis le jour où ce groupe est arrivé à Clairefontaine, même s'il y a eu des modifications, que ce soit dans l'attitude ou l'état d'esprit, ça a toujours été un élément essentiel. Ça se passe bien. Je n’ai pas de joueurs qui se lèvent du pied gauche ou qui ont des sautes d’humeur. Le seul petit bénéfice de ne pas avoir de préparation est qu'ils ne sortent pas de trois semaines où ils auraient pu trouver le temps long.

Ousmane Dembélé a raconté qu'il voulait effacer le Mondial 2018, dont il était passé à côté, et l'Euro 2021, quand il était blessé. Y a-t-il chez lui un désir de revanche chez lui ?

Je ne pense pas qu’il ait envie de tout effacer parce qu’il faisait partie d’un groupe qui a connu le succès. Il a surtout été acteur d’un match, il y a quatre ans. Il a vécu des blessures importantes. C'est un joueur plus construit, plus mature, même si ça reste quelqu'un de très joyeux. Du fait des exigences quotidiennes avec son club, il est mieux. Le fait qu'il ait joué le premier match titulaire en atteste. Il a cette capacité à créer d'énormes problèmes à l'adversaire de par sa vitesse, sa percussion. Le but c'est réduire son déchet au maximum, même s'il faut lui en laisser parce que son jeu le demande.



 

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