Cette charte a été réalisée conjointement par les équipes de Radio France et France Télévisions et dote franceinfo d’un document de référence unique et partagé.  


1/ Des principes éditoriaux partagés


L’information de franceinfo est le reflet d’une couverture exacte, équilibrée, complète et impartiale de l’actualité. L'exercice d'un journalisme rigoureux, honnête, sans préjugés ou préférences, respectueux de la dignité humaine, tel que défini par les chartes d'éthique professionnelle - et en particulier, celles de France Télévisions et radiofrance - conditionne cet engagement. L’offre éditoriale de franceinfo est indépendante de tous po uvoirs quels qu’ils soient.

L'information de franceinfo est certifiée, validée avant d’être publiée. Les rédactions de franceinfo s’engagent à ne délivrer à leurs publics que des informations préalablement vérifiées. Dans le doute, elles assument le choix d’attendre plutôt que de diffuser une information incertaine. Ce processus de validation se fait en transparence avec le public.

L’information de franceinfo revendique la liberté de ton et sur tous les supportsen prenant garde à ne jamais sacrifier le fond et la rigueur professionnelle à la forme.

L'information de franceinfo est au service du public. Elle participe à la construction de la citoyenneté de chacun, quel que soit son origine, son âge et sa position sociale, avec pour objectif de donner à tous des clés pour mieux comprendre le monde. L’information délivrée par franceinfo participe aussi au renforcement du lien social. Les équipes - dans leur composition – et les antennes –dans ce qu’elles donnent à lire, voir ou écouter – doivent être le reflet de la diversité de la société française.

L’information de franceinfo est honnête. Les rédactions éclairent les conditions dans lesquelles les reportages et les enquêtes sont réalisées. Elles doivent admettre leurs erreurs.


2/ La certification de l’information


Face à la profusion d’informations, franceinfo fait de la validation et de la vérification des informations la pierre angulaire de sa stratégie éditoriale. Cette démarche de rigueur peut ralentir la diffusion de l’information mais franceinfo est prêt à l’assumer.

Cette quête constante de certification de l’information s’appuie sur les rédactions de France Télévisions et de Radio France en lien avec l’agence de franceinfo. L’information est recueillie et les rédactions en chef des différentes entités conviennent au plus vite ce qui peut être donné. Franceinfo se fixe plusieurs principes professionnels stricts à appliquer.

1. Une information d’agences (AFP, Reuters) n’est validée pour diffusion que si la source est claire et crédible

Franceinfo considère qu’une dépêche d’agence ne doit pas être reprise automatiquement si la source peut être contestée ou reste trop floue. Même avec une agence de presse, les rédactions font l’effort de corroborer les faits avant de les reprendre. Il faut impérativement attendre le lead d’une dépêche pour qualifier la source.

2. Une information d’un autre média doit impérativement être vérifiée

Toute information donnée par un média concurrent doit impérativement être vérifiée au sein des rédactions de franceinfo avant d’être relayée.

Une exception est tolérée quand un autre média donne une information avec une source claire et qu’il ne s’agit pas d’une interprétation.

Dans le cas d’informations sur lesquelles il est difficile de faire l’impasse mais qui sont très difficiles à vérifier, une discussion éditoriale s’impose entre les différentes entités de franceinfo pour évaluer le sérieux de l’enquête et décider de les relayer ou pas.

3. Une information d’un média de Radio France ou France Télévisions est réputée exacte

Franceinfo considère que les informations d’un média de Radio France ou de France Télévisions sont fiables et ne nécessitent pas de vérification. En cas d’information divergente sur un sujet entre deux ou plusieurs médias des deux groupes de service public, une vérification s’impose ainsi qu’une harmonisation. Dans un premier temps, devant deux versions contradictoires, les rédactions ne donnent pas l’information et continuent de la vérifier jusqu’à harmonisation.


3/ Fact-checking


1. Principes

Franceinfo passe au crible et certifie après les avoir dûment recoupées toutes les informations qu'elle diffuse sur ses antennes radio, TV et numérique.

Mais le fact-checking et le debunking, apparus dans les années 1990 outre-Atlantique, sont devenus des exercices journalistiques spécifiques. Le fact-checking consiste à débusquer les erreurs factuelles ou les mensonges des responsables publics et des politiques. Le debunking (ou démystification) consiste à décrypter et déconstruire des rumeurs qui circulent notamment sur les réseaux sociaux et des "fake news", c'est-à-dire de fausses informations fabriquées dans le but de manipuler le public.

"Vrai ou fake" est la plateforme de fact-checking et de debunking de l'ensemble de l'audiovisuel public. Elle rassemble des contenus produits par Arte, l'Institut national de l'audiovisuel, France Médias Monde, France Télévisions, Radio France et TV5 MONDE. Franceinfo est signataire de la charte de l'International fact-checking network (IFCN), un réseau international de médias spécialisés dans la vérification de faits, rattaché à l'institut Poynter, un organisme de recherche journalistique établi en Floride. Ce réseau permet aux confrères fact-checkeurs de toute la planète d'échanger des informations. Le travail des journalistes de franceinfo et de ses partenaires de l'audiovisuel public respecte un "code de principes" fixé par l'IFCN, qui fixe de nombreux critères sur la transparence, la méthodologie et l'indépendance.


2. Méthodologie

Choix des sujets

"Vrai ou fake" porte sur tous les sujets d'actualité, de la politique à l'économie, en passant par la santé ou le sport. Franceinfo se saisit principalement de deux types d'affirmations afin de les vérifier : des déclarations de personnalités publiques (politiques, dirigeants d'entreprises, etc.) et des rumeurs circulant sur les réseaux sociaux.

Les journalistes de l'audiovisuel public choisissent de s'autosaisir de certains sujets ou sélectionnent les questions que les téléspectateurs, auditeurs et lecteurs leur adressent, notamment via le Live permanent de franceinfo.fr. Dans les deux cas, leur démarche est la même : ils décident de traiter un sujet en fonction de sa pertinence par rapport à l'actualité du moment, de sa viralité, et de son importance dans le débat public, en fonction de sa vérifiabilité (un sujet trop subjectif, trop vaste, ou trop flou, sera écarté), en fonction du temps dont ils disposent pour l'analyser.

Les journalistes ne s'interdisent aucun sujet, fact-checkent les propos de tous les politiques, qu'ils soient au gouvernement ou dans l'opposition, ne militent jamais pour ou contre une position politique. Ils veillent à apporter la contradiction, à laisser s'exprimer des opinions pluralistes.

Sources

Les journalistes fact-checkeurs s'appliquent dans un premier temps à retrouver les images ou les termes précis des allégations à vérifier en s'appuyant sur des citations écrites ou des enregistrements sonores et vidéos. Ils en déterminent ensuite le contexte. Enfin, ils confrontent l'affirmation de départ à la réalité des faits, données, chiffres, lois, etc.

Dans leurs sujets, ils identifient la source de toutes les preuves réunies, en privilégiant toujours des sources primaires (et en expliquant pourquoi ils citent des sources secondaires si les sources primaires ne sont pas disponibles) et en fournissant des liens hypertextes si la source est disponible en ligne, de sorte que le public puisse, s'il le souhaite, reproduire ce travail ou disposer des outils numériques pour ce faire.

Politique de correction

En cas d'erreur mineure (qui ne change pas fondamentalement le sens du contenu) corrigée une heure après sa publication, celle-ci est signalée, en toute transparence, au début du contenu avec la mention "RECTIFICATIF", un court texte mentionnant la version erronée et la version corrigée, ainsi qu'un message d'excuses adressé au public.

En cas d'erreur simple (mais qui change totalement le sens du contenu), celle-ci est signalée, en toute transparence, au début du contenu avec la mention "RECTIFICATIF", un texte plus long et détaillé mentionnant la version erronée, la version corrigée et des explications, ainsi que des excuses adressées au public. La mention "RECTIFICATIF" figure également au début du titre.

En cas d'erreur majeure (qui change totalement le sens du contenu) au retentissement important, et quelle que soit l'origine de l'erreur, franceinfo rectifie le contenu d'origine (de la même manière que dans le cas 2) et publie un nouvel article décrivant la nature de l'erreur commise et apportant des éléments d'explication.

Si une information erronée a été pushée, franceinfo pushe un RECTIFICATIF.

Cette politique de corrections vaut pour l'ensemble de la production sur franceinfo.fr


3. Contributeurs et rendez-vous

Journalistes fact-checkeurs

Les principaux contributeurs de "Vrai ou fake" sont :

-Lisa Beaujour, journaliste à la rédaction de franceinfo tv. Ses contributions sont à retrouver sur son compte Twitter : https://twitter.com/lisabeaujour

-Jonathan Boissinot, journaliste à la rédaction de franceinfo tv. Ses contributions sont à retrouver sur son compte Twitter : https://twitter.com/JonBoissinot

-Alexandre Capron, journaliste à la rédaction de France 24. Ses contributions sont à retrouver sur son compte Twitter : https://twitter.com/alexcapron

-Antoine Deiana, journaliste à la cellule fact-checking de la rédaction de franceinfo radio. Ses contributions sont à retrouver sur son compte Twitter : https://twitter.com/deianaaa

-Emilie Gautreau, journaliste à la cellule fact-checking de la rédaction de franceinfo radio. Ses contributions sont à retrouver sur son compte Twitter : https://twitter.com/EmilieGautreau

-Mathilde Gracia, journaliste à la rédaction de franceinfo tv. Ses contributions sont à retrouver sur son compte Twitter : https://twitter.com/MathildeGracia

-Antoine Krempf, coordinateur de la cellule fact-checking de la rédaction de franceinfo radio. Ses contributions sont à retrouver sur son compte Twitter : https://twitter.com/AKrempf

-Clément Le Goff, journaliste à la rédaction de France Télévisions. Ses contributions sont à retrouver sur son compte Twitter : https://twitter.com/clementLeG

-Linh-Lan Dao, journaliste à la rédaction de franceinfo tv. Ses contributions sont à retrouver sur son compte Twitter : https://twitter.com/linhlandao

-Marion Mercier, journaliste à la rédaction de franceinfo tv. Ses contributions sont à retrouver sur son compte Twitter : https://twitter.com/Marion_Mercier

-Julien Nguyen Dang, journaliste à la rédaction de franceinfo.fr. Ses contributions sont à retrouver sur son compte Twitter : https://twitter.com/j_nguyendang

-Julien Pain, journaliste à la rédaction de franceinfo tv. Ses contributions sont à retrouver sur son compte Twitter : https://twitter.com/JulienPain

-Thomas Pontillon, journaliste à la cellule fact-checking de la rédaction de franceinfo radio. Ses contributions sont à retrouver sur son compte Twitter : https://twitter.com/ThomasPontillon

-Pauline Ringenbach, journaliste à la rédaction de franceinfo tv. Ses contributions sont à retrouver sur son compte Twitter : https://twitter.com/PaulineRing

-Gérald Roux, journaliste à la cellule fact-checking de la rédaction de franceinfo radio. Ses contributions sont à retrouver sur son compte Twitter : https://twitter.com/geraldroux

-Benoît Zadgoun, journaliste à la rédaction de franceinfo.fr. Ses contributions sont à retrouver sur son compte Twitter : https://twitter.com/BenoitZagdoun

Rendez-vous

La rubrique "Vrai ou fake" accueille tous les rendez-vous des acteurs de l'audiovisuel public, parmi lesquels : - "Le vrai du faux" d'Antoine Krempf, produit par Radio France et diffusé sur franceinfo, qui part chaque jour à la chasse aux approximations et aux contre-vérités. - "L'instant détox" de Julien Pain, produit par France Télévisions et diffusé sur franceinfo, qui descend dans la rue pour tester en direct des intox et des idées reçues. - "L'Oeil du 20 heures", produit par France Télévisions et diffusé sur France 2, qui enquête sur les pouvoirs publics et démonte les coups de com' des politiques.

- "Faux et usage de faux", diffusé dans le 20 heures de France 2, qui combat les rumeurs, manipulations ou infox qui circulent sur Internet et les réseaux sociaux. - "Vrai ou fake, l'envers de l'info", un magazine présenté par Adrien Rohard, qui chaque semaine sur franceinfo passe au crible une information, une intox, une rumeur, qui circule - "Les Observateurs", une émission produite par France 24, qui vérifie des images, des vidéos diffusées sur le Web partout dans le monde. - "Contre-faits", un programme produit par France 24 et conduit par Caroline de Camaret, qui décrypte les fausses nouvelles et rumeurs concernant l'Union européenne dans l'émission "Ici l'Europe". - "Data culte" et "Retour vers l'Info", des modules vidéos produits par l'INA, qui éclairent le présent avec le passé, analysent des mensonges et propagandes historiques, confrontent les idées reçues à la réalité des chiffres, des paroles et des images d'archives. - "Désintox", produit par Arte, Libération et 2P2L, qui décrypte l'actualité dans des vidéos d'animation diffusées chaque soir dans "28 minutes"

Comment nous contacter ?

Pour signaler des informations non vérifiées ou échanger avec nos journalistes, vous pouvez poster des questions ou des remarques dans le Live, sur les comptes Twitter et Facebook de franceinfo, ou envoyer un courriel à cellule.franceinfo@radiofrance.com


4/ L’expression sur les réseaux sociaux


1. Principes


franceinfo va à la rencontre de ses publics en se positionnant sur les réseaux sociaux existants ou à venir (Facebook, Twitter, Instagram). Sa mission y est triple : diffuser ses contenus, entretenir un dialogue continu avec l’audience et expérimenter de nouvelles pratiques journalistiques.


Diffuser les contenus

franceinfo partage avec les utilisateurs des réseaux sociaux les informations les plus chaudes, les plus importantes et les plus concernantes. La rédaction veille à renvoyer les utilisateurs vers sa propre plateforme et n’héberge pas sur les réseaux sociaux tous les contenus produits par ses rédactions. La rédaction le fait en respectant les impératifs de qualité, de rigueur et de pertinence inscrits dans sa charte. Elle utilise néanmoins un langage moins formel que celui du journaliste traditionnel sans jamais se montrer trop familier. Ce n’est ni un juge, ni un idéologue, ni un éditorialiste. Elle ne donne pas son opinion mais peut partager son ressenti, notamment à travers des émojis ou des gifs.


Entretenir un dialogue continu avec l’audience

franceinfo se place d’égal à égal avec l’audience et installe un dialogue courtois avec elle. La rédaction anime une discussion sur l’actualité et sollicite auprès de l’audience des commentaires et des témoignages. Elle s’en tient à une forme de réserve mais n’est pas désarmée, notamment face aux trolls.


Expérimenter de nouvelles pratiques journalistiques

franceinfo innove sur les réseaux sociaux dans le but de toucher un public jeune. Ces expérimentations peuvent concerner tant les méthodes de recueil de l’information (journalisme collaboratif), que les formats narratifs (vidéos, live), ou le dialogue avec l’audience (bots, messageries instantanées).


2. Règles individuelles d’utilisation


Les journalistes de franceinfo sont libres de s’exprimer sur les réseaux sociaux, mais doivent respecter certaines règles dès lors qu’ils publient sur des comptes ou des posts « publics », c’est-à-dire ouverts à tous et qu’ils peuvent être identifiés ou qu’ils mentionnent leur appartenance à l’entreprise France Télévisions ou Radio France. Un compte privé ne peut se prévaloir de France Télévisions ou de Radio France, ou du statut du salarié au sein de l’entreprise. La mention “les opinions exprimées n’engagent que moi” sur leur profil n’exonèrent pas les journalistes de ces obligations.


  • Tout journaliste de franceinfo s’exprimant sur les réseaux sociaux respecte les valeurs de véracité, d’impartialité et d’équité de l’information de service public

  • Il respecte la loi et ne fait pas de commentaires à caractère injurieux, diffamatoires et racistes.

  • Il prend garde de ne pas diffuser de rumeurs ni d’information non confirmées

  • Il est prudent dans l’usage des retweets sans commentaire, des partages, des reposts, des likes qui peuvent être perçus comme une adhésion

  • Il mentionne systématiquement la source des informations qu’il donne afin d’en assurer la traçabilité et de respecter le copyright

  • Il réserve toute information urgente à la production de son média, avant diffusion sur les réseaux sociaux

  • Il aborde des sujets clivants politiques, religieux et visant les diversités et minorités avec grande vigilance et de manière réfléchie.

  • Il n’exprime pas d’opinions politiques partisanes, en règle générale, et en particulier pendant les périodes de campagne électorale, où le service public doit afficher sa neutralité.

  • Il peut avoir un langage moins formel, faire de l’humour, utiliser des émojis, pourvu que son intention soit explicite

  • Il fait preuve de politesse et de transparence à l’égard des publics

  • Il ne publie pas d’informations internes confidentielles

  • Il ne critique pas la rédaction et les offres de franceinfo

  • Il veille à tisser des relations sur les réseaux sociaux de façon prudente. Il vérifie les comptes qui sollicitent son “amitié”.


En résumé, tout journaliste de franceinfo s’exprimant sur les réseaux sociaux publie des propos qui s’inscrivent dans la prolongation logique des écrits (sites, blogs) et/ou des paroles (antenne). Sur les faits d’actualité, il ne dit pas sur les réseaux sociaux ce qu’il ne dirait pas à l’antenne, même si son expression et son ton peuvent être différents.


5/ Règles de modération


Les commentaires postés dans le Live ou sur la plateforme de franceinfo se plient aux exigences de tout dialogue élargi : expression mesurée et compréhensible de tous, respect des personnes et de leurs opinions.


Tous les commentaires postés sur franceinfo.fr sont modérés. franceinfo est libre, à sa seule discrétion, de refuser ou de retirer tout contenu qui viole la loi ou les règles de modération que le média s’est fixées. Tout auteur de réactions ou de contenus qui dérogent aux règles édictées par franceinfo est susceptible de se voir banni de ses espaces d’expression.


Voici la liste des contenus proscrits :


  • les propos haineux ou les insultes contre un autre utilisateur, un journaliste de la rédaction, une personnalité connue, un pays, un organisme, une entreprise ;

  • les propos diffamatoires ;

  • les appels à la violence, au viol, au meurtre ;

  • l’apologie du suicide ;

  • les images et vidéos pornographiques (représentations d'actes sexuels), la pédophilie, l'apologie de la pédophilie, la zoophilie ;

  • les attaques ou insinuations fondées sur les races, les croyances, les religions, les origines ethniques, le sexe ou les orientations sexuelles ;

  • l’apologie des crimes de guerre et crimes contre l’humanité, révisionnisme ou négationnisme ;

  • le prosélytisme (politique, syndicale, religieux, sectaire), la publicité commerciale ;

  • les propos manquant de respect à une victime ;

  • les contenus ne respectant pas la propriété intellectuelle et les droits d'auteurs ou droits voisins (notamment pour les images, audios et vidéos) ;

  • les contenus ne respectant pas la vie privée ou le droit à l’image (les tentatives d'usurpation d'identité ou la divulgation de photo, d'adresse e-mail, de numéro de téléphone ou adresse postale permettant d’identifier une personne).


6/ Le cas particulier du terrorisme


L’événement terroriste est d’une nature si particulière qu’il exige une déontologie adaptée. Et ce, pour plusieurs raisons :

  • depuis qu’il existe, le fait terroriste a toujours intégré une dimension médiatique. Les auteurs de cette violence visent à chaque fois à utiliser les médias comme « caisse de résonance » de leurs actes.

  • le terrorisme n’attend plus seulement la publication par les médias de l’attentat qui vient d’être commis. Il assure lui-même sa propagande, obligeant les médias à une prudence accrue

  • le terrorisme s’en prend aux personnes. Le respect à l’égard des victimes doit primer sur le devoir d’informer.

  • la préservation de l’intérêt public est l’un de nos principes majeurs dans le choix de publication de nos infos.


Franceinfo applique, pour le traitement du terrorisme, les principes suivants :

  • franceinfo n’anonymise pas les terroristes. Les rédactions le font dans le but d’expliquer quels sont leurs parcours et leurs réseaux. Dans le cas contraire, elles se verraient accusées de censure et encourageraient le complotisme

  • franceinfo ne diffuse pas, conformément à la loi, d’images attentatoires à la dignité des personnes : victimes meurtries, terroristes présumés tués par les forces de l’ordre… La décision de diffuser des images relatives à une scène d’attentat, au nom du droit à l’information, relève de l’autorité de la direction de l’info.

  • si la situation l’exige, franceinfo peut décider de ne pas traiter en direct mais en différé une intervention policière.

  • Les images fixes ou animées, les sons produits par les terroristes eux-mêmes, intuitu personae ou via leurs organisations, doivent être obligatoirement identifiés en tant que tels (incrustes à l’antenne, et/ou mention en voix). Leur usage est soumis à une indispensable contextualisation.


Cette charte est susceptible d’évoluer. Elle sera mise à jour régulièrement.