Éducation : "examen dépassé" ou "rite initiatique", à quoi sert encore le diplôme national du brevet ?

Les épreuves écrites du brevet débutent jeudi pour 856 172 collégiens. C’est le premier examen de la vie d’un élève. Mais son utilité continue à faire débat.  

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Radio France
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856 172 collégiens planchent le 30 juin 2022 sur la première épreuve écrite du brevet (illustration). (PHILIPPE REY-GOREZ / RADIO FRANCE)

Souvent réformé, régulièrement interrogé, le diplôme national du brevet est loin de faire consensus, d’autant plus qu’il n’est pas nécessaire de le réussir pour passer au lycée. "C’est un examen qui, en l’état, ne sert plus autant que ça a pu être le cas il y a quelques années", juge Audrey Chanonat du SNPDEN, le syndicat des chefs d'établissement.

Pour la chef d'établissement, ces épreuves finales écrites font doublon avec l'évaluation des acquis des élèves, sorte de contrôle continu, qui compte pour la moitié de la note finale : "C’est quelque chose qui, pour nous, est un peu dépassé dans cette forme-là, explique Audrey Chanonat. On n’y voit plus tellement une utilité réelle." 

Un coût certain et des cours en moins

Autres griefs des chefs d'établissement contre l'examen créé en 1947, il a un coût certain. En 2019, le ministère chiffrait un coût global de 3,2 millions d’euros de dépenses, papier, copies, dédommagements des correcteurs… soit environ 3,90 euros par candidat. De plus, le brevet mord sur des journées d'enseignement fin juin. 88% des candidats l’ont toutefois réussi l’an dernier. 

Cette année, 856 172 candidats sont concernés, 770 863 en série générale (+ 0,46% par rapport à 2021) et 85 309 candidats en série professionnelle (+ 4,77%). À noter que 29 714 collégiens le passent à l’étranger. Les élèves ont commencé par l’épreuve écrite du français jeudi 30 juin au matin et poursuivront avec les maths dans l’après-midi. Vendredi 1er juillet, ils plancheront sur l’histoire-géo et les sciences. Ils doivent également passer un oral dont les sessions courent depuis le 15 avril.  

Une première confrontation aux examens 

Mais tout le monde ne veut pas la mort du brevet. Le Snes, le syndicat des enseignants par exemple, souhaite garder ces épreuves terminales. "En plus d’avoir un rôle un peu de rite initiatique à l’issue de leur scolarité au collège, cela permet de les confronter pour la première fois à la situation d’être face à une copie pendant un examen ou de passer un oral aussi", défend l'une des représentantes du Snes, Anne-Sophie Legrand.  

Le brevet est aussi le seul examen que peut avoir en poche un jeune qui décroche au lycée. Il reste nécessaire, enfin, pour certains concours de la fonction publique comme celui de pompier professionnel, surveillant pénitentiaire ou policier municipal.

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