Bac 2014 : un scientifique dément des propos rapportés dans un sujet de physique

L'épreuve de physique-chimie des candidats au bac S aurait attribué à tort une citation au scientifique Carlo Rovelli.

Les candidats au baccalauréat de physique ont planché sur le Boson de Higgs, mercredi 18 juin.
Les candidats au baccalauréat de physique ont planché sur le Boson de Higgs, mercredi 18 juin. ( AFP )

Cela ressemble à une belle coquille dans l'épreuve de physique-chimie des candidats au baccalauréat de la série S. Un scientifique a démenti, mercredi 18 juin, une citation qui lui est attribuée dans un magazine et reprise dans un sujet sur lequel ont planché mardi les candidats.

Le premier exercice de l'épreuve reprend un extrait du magazine Sciences et Avenir d'août 2012, dont la première phrase dit : "La découverte du boson de Higgs est aussi importante pour l'histoire de la pensée humaine que la loi de la gravitation universelle de Newton, s'enthousiasme Carlo Rovelli, du Centre de Physique Théorique de Marseille-Luminy".

"Une phrase tellement stupide"

"Hélas, je n'ai jamais dit ou pensé une phrase tellement stupide, a écrit le scientifique à l'AFP. Si c'était moi, j'enlèverais le bac au directeur d'un journal qui publie des phrases inventées et au ministre d'un ministère français qui ne contrôle même pas ses sujets d'examen."

De son côté, l'auteure de l'article, Azar Khalatbari, interrogée par l'AFP, maintient que le scientifique a bien prononcé cette phrase, sans doute sous le coup de l'enthousiasme, mais précise qu'il avait déjà fait part de son mécontentement lorsqu'elle a été publiée. 

"Aucune importance dans le sujet du bac"

"Sur le coup, il était tellement content qu'il a dit ça", a déclaré la journaliste, expliquant qu'il avait sans doute réalisé ensuite être allé "un peu loin". Elle a également ajouté que cette phrase de commentaire n'avait "aucune importance ni dans l'information scientifique qu'on a donnée, ni dans le sujet du bac".

Azar Khalatbari s'est aussi étonnée de la tonalité de la déclaration de Carlo Rovelli, expliquant qu'elle l'avait interviewé sans problème à plusieurs reprises depuis la publication de cet article il y a près de deux ans. Le ministère de l'Education nationale, interrogé, n'avait pas réagi à la mi-journée.