Art : exposition Braque

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Diffusé le 14/09/2013Durée : 00h40

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Buckingham recherche un majordome au service de la reine Elisabeth.

Le Grand Palais ouvre ses galeries à Georges Braque, peintre et sculpteur amoureux de la Normandie. L'initiateur du cubisme et inventeur du papier colle est mort il y a 50 ans. Cette exposition lui rend l'hommage qu'il mérite.

Le grand public ne verra jamais ce tableau. Les coulisses d'une grande exposition à quelques jours de l'ouverture. Venues de 23 pays, ces caisses contiennent des trésors : les tableaux de Georges Braque et des sculptures. Au total, 260 pièces prêtées par des musées et des collectionneurs. Les experts dressent un état des oeuvres.

C'est comme un carnet de santé de l'oeuvre. On vérifie son état avant l'exposition et après.

Un travail nécessaire pour les assurances. Objectif : restituer les tableaux dans l'état de leur arrivée. Cette nature morte à la nappe rouge, de 1934 est passée au crible.

On regarde les déformations, les craquelures, s'il y a des soulèvements.

Brigitte Léal prépare cette exposition depuis deux ans. Elle l'a conçue comme un parcours chronologique. Cela commence par le fauvisme en 1906.

C'est une introduction formidable à sa création. Cela va être un très grand peintre de paysages, un grand coloriste. Ce sont des tableaux qui explosent de couleurs, des couleurs qui n'ont rien à voir avec les couleurs naturelles des paysages.

En 1907, Braque rencontre Picasso. Le Français est aussi discret que l'Espagnol peut être exubérant. De leur collaboration naîtra le cubisme.

Braque a dit dans ses souvenirs : nous avons partagé une aventure commune, comme une cordée en montagne. Chaque avancée de l'un est épaulée par l'avancée de l'autre. Ils avaient dit a leur marchand commun qu'ils ne voulaient plus signer leurs tableaux pour qu'on ne puisse plus identifier a qui appartenait le tableau.

Leur route se sépare avec la Première Guerre mondiale. Braque invente la technique des papiers collés, introduisant dans ses papiers des morceaux de cartons ou journaux. Il travaille inlassablement la matière, en ajoutant, comme ici, un peu de terre sur sa palette. Ses effets de matières se voient surtout dans sa série des oiseaux, peintes à la fin de sa vie. Braque n'a sans doute pas la renommée qu'il mérite.

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