VIDEO. Lyon : une vidéo de poulets brûlés vifs choque les défenseurs des animaux

A Lyon, le musée d'art contemporain a exposé une vidéo de poulets brûlés vifs. L'œuvre a déclenché la colère des associations de défense des animaux. L'artiste défend sa démarche.

Capture d\'écran d\'une vidéo de l\'œuvre d\'Adel Abdessemed, exposée depuis le 8 mars 2018 à Lyon (Rhône).
Capture d'écran d'une vidéo de l'œuvre d'Adel Abdessemed, exposée depuis le 8 mars 2018 à Lyon (Rhône). (ADEL ABDESSEMED)

Brûlante polémique à Lyon. Le musée d'art contemporain (MAC) de la ville a déclenché la colère des associations de défense des animaux en exposant, depuis le 8 mars, une vidéo de poulets brûlés vifs. Ces images sont l'œuvre de l'artiste Adel Abdessemed, à qui est consacrée l'exposition "Antidote".

Sur Twitter, la fondation Brigitte Bardot s'est émue de cette séquence, tout comme le militant de la cause animale Aymeric Caron et l'association Peta dans les colonnes du Parisien. "Ceci n’est pas de l’art, c’est de la cruauté envers les animaux", a estimé cette dernière.

"Des effets de flamme sans danger"

Le musée a rapidement tenté d'éteindre les flammes de la polémique. "Cette œuvre vidéo a été réalisée au Maroc avec une équipe de techniciens créateurs d'effets spéciaux pour le cinéma, qui utilisent couramment ce produit pour créer des effets de flammes et d'incendie qui sont sans danger", indique-t-il dans un communiqué. L'artiste confirme, dans une lettre ouverte publiée par Le Figaro (article abonnés).

[Les] poulets de Printemps (...) n'ont été soumis à cet effet de flammes que pendant trois secondes et sous le contrôle strict de techniciens expérimentés pour éviter toute souffrance.Adel Abdessemed, artistedans une lettre ouverte publiée par "Le Figaro"

La séquence, qui ne dure que trois secondes, a ensuite été montée en boucle. "La démarche de l'artiste est bien de dénoncer la violence et la souffrance, mais à l'instar du cinéma et de son usage des effets spéciaux, de ne pas lui-même être acteur de ce qu'il entend dénoncer", précise le Mac. Ces explications n'ont pas convaincu Peta, qui dénonce une expérience traumatisante et terrifiante pour les poulets. L'œuvre doit être exposée jusqu'au 8 juillet.