Un producteur dévoile des trucages de documentaires animaliers

Dans deux livres, Chris Palmer dévoile des secrets de tournages peu reluisants.

Un lion dans l\'herbe en Afrique du Sud, le 30 mars 2015.
Un lion dans l'herbe en Afrique du Sud, le 30 mars 2015. (BIOSPHOTO)

Le mythe s'effondre. Vous ne regarderez plus les documentaires animaliers de la même manière. Chris Palmer, producteur et réalisateur de films animaliers, a publié deux livres dévoilant des secrets de tournages. Il confie, mercredi 13 mai, dans un article du site Huffington Post (en anglais), repéré par 20 minutes, certains trucages utilisés pour pouvoir boucler ces longs-métrages.

"Quand on n'a rien après deux jours de tournage, et qu’il reste vingt-quatre heures, on devient désespéré", explique Chris Palmer. Un "désespoir" qui s'explique par le coût élevé de ces tournages. Or, les chaînes de télévision ne les financent qu'en partie.

Des faux phoques à l'arrière des bateaux

Alors pour être sûr d'avoir des images qui satisferont patrons de chaînes et téléspectateurs, tout est permis. On apprend ainsi que certaines équipes de tournage cachent des friandises dans des carcasses d'animaux trouvées sur le bord de la route pour attirer des gros animaux.

De faux phoques sont parfois accrochés à l'arrière des bateaux. Les requins sortent la gueule de l'eau et l'image est dans la boîte. Sans minimiser ces trucages, Chris Palmer rappelle aussi que par le passé, certains réalisateurs allaient encore plus loin. En effet, certains ont cassé les pattes d'un lapin pour qu'il n'ait aucune chance d'échapper à son prédateur.