Les bienfaits et les dérives de la chasse au lion

Pour certains, c'est une pratique odieuse. Pour d'autres, elle est au contraire utile. Une équipe de France 2 a enquêté sur la chasse au lion en Afrique.

FRANCE 2

La mort du lion Cecil, tué par un chasseur américain au Zimbabwe, a relancé les débats autour de la chasse au lion. Le roi des animaux est une espèce très prisée par les chasseurs. Le félin est présent dans 30 pays d'Afrique. Sa chasse est autorisée dans 10 d'entre eux.

Philippe Chardonnet, chercheur spécialiste des fauves, note qu'une chasse régulée peut contribuer à la sauvegarde de l'espèce. Il s'appuie sur l'exemple du Kenya où il reste moins de 2 000 lions depuis que les ex-zones de chasse ont été converties en agricultures et élevages.

Le lion, une espèce "vulnérable"

Beth Allgood, directrice de l'IFAW, est vent debout contre la chasse au lion. "Lorsqu'un mâle est tué, tous ses lionceaux sont exterminés par le nouveau chef dominant. On a encore davantage de pertes", explique-t-elle à France 2. Chaque année, 200 lions sont abattus. Sur la liste des espèces menacées, le fauve est considéré comme "vulnérable". En 20 ans, sa population en Afrique a chuté de plus de 40%. Il n'en reste que 32 000 à l'état sauvage.

Reste une pratique qui est unanimement dénoncée : la "chasse en boîte". En Afrique du Sud, des lions sont élevés en captivité spécialement pour la chasse. 400 spécimens sont ainsi tués par an.

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Le lion Cecil dans le parc national de Hwange, au Zimbabwe, à une date indéterminée.
Le lion Cecil dans le parc national de Hwange, au Zimbabwe, à une date indéterminée. (ANDY LOVERIDGE / SIPA)