Menacé d'extinction, le lion africain va bénéficier de la protection des Etats-Unis

"Le lion africain, un symbole de majesté, de courage et de force, fait face à de graves menaces pour sa survie à long terme", estime dans un communiqué le Bureau fédéral des pêches et de la vie sauvage. 

Un lion dans le parc national de Nairobi, au Kenya, le 11 mars 2013.
Un lion dans le parc national de Nairobi, au Kenya, le 11 mars 2013. (MARKO DJURICA / REUTERS)

"S'assurer que des populations saines de lions sauvages continuent à vivre dans la savane pour des générations à venir est notre responsabilité à tous, pas seulement celle de l'Afrique." Sous l'impulsion du Bureau fédéral des pêches et de la vie sauvage, les Etats-Unis ont proposé, lundi 27 octobre, de placer le lion africain sous la protection de la loi américaine sur les espèces en danger d'extinction.

Selon les estimations, les deux tiers des lions ont disparu au cours des cinquante dernières années. La savane, leur habitat, a reculé de 75% pendant cette période, du fait de l'urbanisation et de l'augmentation des zones agricoles et d'élevage. Une recherche de l'université Duke, en Caroline du Nord (Etats-Unis), publiée fin décembre 2012, établit le nombre actuel de ces félins entre 32 000 et 35 000, contre près de 100 000 en 1960. Le déclin le plus marqué a été observé en Afrique de l'Ouest, où il n'en resterait que 500.

"Un symbole de majesté, de courage et de force"

"Le lion africain, un symbole de majesté, de courage et de force, fait face à de graves menaces pour sa survie à long terme", estime dans un communiqué Dan Ashe, le directeur de l'organisme. "Classer les lions dans les espèces menacées conférera à ces animaux toutes les protections de la loi américaine pour leur préservation, permettant de renforcer les contrôles et la surveillance des importations et du commerce international", ajoute-t-il.

La décision des autorités américaines répond à une demande de protection des lions faite en 2011 par une coalition d'organisations de protection de la nature. Cette décision deviendra effective au terme d'une période de 90 jours durant laquelle le public et toute partie prenante pourra soumettre des questions et des commentaires. Une telle mesure se traduirait notamment par l'interdiction pour les chasseurs américains de ramener aux Etats-Unis des trophées de leur safari en Afrique, ou de pays qui autorisent leur chasse.