Espèce menacées : une conférence spécialisée de l'ONU vote l'interdiction de la vente d'éléphants d'Afrique à des zoos

Seules les ventes d'éléphants destinées à les maintenir dans leur environnement naturel seront encore autorisées.

Des éléphants dans le parc national de Pilanesberg, en Afrique du Sud, le 19 septembre 2016.
Des éléphants dans le parc national de Pilanesberg, en Afrique du Sud, le 19 septembre 2016. (GIANLUIGI GUERCIA / AFP)

La Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES) a adopté, mardi 27 août, un texte limitant très strictement la possibilité de capturer et de vendre des éléphants sauvages pour des structures de maintien en captivité (parcs zoologiques, parcs de loisirs...). Seules les ventes destinées à maintenir les animaux dans leur environnement naturel seront désormais autorisées. 

Après avoir été amendé par l'Union européenne, le texte a été adopté en séance plénière lors de la réunion de clôture de la conférence Cites sur les espèces menacées à Genève, en Suisse. Il a donné lieu à des débats très houleux entre les pays soutenant cette mesure et ceux qui y étaient opposés comme le Zimbabwe.

Le premier vote d'une conférence spécialisée de l'ONU

"Cette décision va sauver un nombre important d'éléphants arrachés à leurs familles dans la nature et contraints de passer leurs vies emprisonnés dans des zoos dans des conditions médiocres", s'était félicité le groupe de protection animale Humane Society International (HSI) lorsque la Cites avait dévoilé cette proposition, quelque jours plus tôt. La vente d'éléphants d'Afrique de l'Ouest, du Centre et de l'Est, qui figurent depuis longtemps parmi les espèces protégées, était déjà interdite. Ceux d'Afrique australe, moins menacés, ne faisaient pas l'objet de telles mesures. Le Zimbabwe a ainsi capturé et vendu plus de 100 bébés éléphants à des zoos chinois depuis 2012, selon la HSI.

Ce vote est le premier de la conférence Cites de l'ONU sur les espèces menacées. Des représentants scientifiques et politiques de plus de 180 pays y ont débattu de 56 propositions visant à modifier le degré de protection accordé aux animaux et aux plantes sauvages. La Cites, créée il y a plus de quarante ans, fixe les règles du commerce international de quelque 35 000 espèces de faune et de flore sauvages. Elle peut notamment imposer des sanctions aux pays qui ne respecteraient pas ces règles.