Des centaines de cochons errants envahissent Marignane depuis des mois

Plus d'une centaine de cochons envahissent le centre-ville de cette commune des Bouches-du-Rhône. La mairie et une association se rejettent la responsabilité. En revanche, toutes les parties refusent l'euthanasie des animaux.

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Radio France
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Des dizaines de cochons noirs prolifèrent à Marignane. L'enclos qui entoure le bois où ils sont censés vivre est régulièrement troué. Les animaux en profitent pour sortir et se retrouvent en toute liberté dans la rue au milieu des voitures et des piétons. (FRED CHAPUIS / FRANCE-BLEU PROVENCE / RADIO FRANCE)

Des centaines de cochons noirs de type vietnamien prolifèrent à l'entrée d'une zone d'activité à Marignane (Bouches-du-Rhône) depuis plusieurs mois, après s'être échappés du bois clôturé dans lequel ils sont censés vivre, rapporte France Bleu Provence.


Il y aurait désormais "environ 150 mâles et une centaine de femelles", détaille Thierry Domert, gérant de la société TCIM, interrogé par France Bleu Provence. En tant que président de l'association "krokmou", la mairie lui a cédé "à titre gracieux" un terrain de deux hectares entouré depuis un an d'une clôture, en contrepartie de l'accueil et l'entretien des cochons. La clôture est régulièrement vandalisée, et les animaux se retrouvent en liberté, le long de la départementale 9, sur la voie de chemin de fer, et sur les parkings des commerces et entreprises. De nombreux habitants les nourrissent, alors que c'est interdit.

Une réunion prévue à la préfecture

Une réunion est prévue à la fin du mois avec la préfecture des Bouches-du-Rhône, mais la situation est pour l'heure bloquée. L'association "krokmou" et la mairie se rejettent la responsabilité de la prolifération des cochons à Marignane.

Jointe par France Bleu Provence, l'adjointe au maire de Marignane chargée de la condition animale, Véronique Tardy, rappelle que la ville a depuis deux ans "multiplié les actions", en procédant notamment "à différentes castrations". Une centaine supplémentaire était prévue en décembre 2021, refusée par le président de l'association "krokmou". Ce dernier explique avoir refusé car l'opération était prévue sur trois demi-journées et ne concernait qu'une vingtaine d'animaux.

Thierry Domert a informé la mairie de la fin de l'association "krokmou" au 15 janvier, "pour trouver une solution" : "Ce n'est pas et ça n'a jamais été mes cochons ! Ça a toujours été des cochons sauvages qui arrivaient dans mon entreprise par le bois. Mais je le redis encore une fois : aucun animal ne me dérangera jamais. Tant qu'ils seront là, ils auront à manger et à boire".

L'euthanasie des cochons n'est pas une solution envisagée.

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