L'association L214 dénonce les "conditions sanitaires exécrables" dans un élevage de poules pondeuses en Vendée

L'établissement concerné par ces nouvelles révélations fournit la marque Lustucru, du groupe Panzani.

Extrait de la vidéo de L214 sur un élevage de poules en Vendée, tournée le 4 mai 2017.
Extrait de la vidéo de L214 sur un élevage de poules en Vendée, tournée le 4 mai 2017. (YOUTUBE/L 214)

"Les images montrent des animaux dans un état déplorable et des conditions sanitaires exécrables." Un an après avoir publié une vidéo de 200 000 poules pondeuses de la marque Matines, l'association L214 révèle, mardi 30 mai, dans Le Monde, un nouveau scandale sanitaire concernant un établissement situé à Chauché (Vendée). L'entreprise appartient au groupe Les Œufs Geslin, qui fournit la marque Lustucru du groupe Panzani.

Dans une vidéo tournée en caméra cachée le 4 mai, on découvre 160 000 poules pondeuses entassées, déplumées et privées de lumière. Certaines affichent des blessures importantes tandis qu'une douzaine de cadavres gisent au sol. Des poux sont aussi visibles sur les œufs et les poules.

Une plainte pour maltraitance

"Cette situation est totalement inacceptable, mais malheureusement loin d’être exceptionnelle, regrette Johanne Mielcarek, de l'association L214, dans les colonnes du Monde. L’élevage en batterie est toujours une source de privations comportementales sévères et de souffrance pour les animaux." L214 affirme avoir porté plainte devant le tribunal de grande instance de La Roche-sur-Yon (Vendée) pour maltraitance sur animaux. Une peine passible de six mois d'emprisonnement et de 7 500 euros d'amende.

De son côté, la société incriminée tente de se défendre. "Ce sont des images choquantes, reconnaît Benoît Geslin, le directeur de la société familiale, fondée en 1973. Mais elles ne reflètent pas la situation de la totalité de notre élevage." "Nous avons des problèmes dans l’un de nos deux bâtiments : nos animaux sont malades, atteints par la bactérie Escherichia coli." "C’est temporaire et cela arrive quand l’on travaille avec du vivant", ajoute-t-il, assurant s'être engagé à "aller vers plus de bio et de plein air".