Mutilations de chevaux : une jument mutilée dans l'Ain, une autre retrouvée morte en Haute-Vienne

Plus d'une vingtaine de cas d'équidés mutilés ou tués ont été recencés depuis le début du mois d'août. 

Des chevaux dans un pré, à Courlans (Jura), le 26 août 2020 (photo d\'illustration). 
Des chevaux dans un pré, à Courlans (Jura), le 26 août 2020 (photo d'illustration).  (MAXPPP)

Chaque jour, ou presque, de nouvelles découvertes macabres. Une jument a été découverte vivante, la queue sectionnée et la vulve coupée, à Val-Revermont (Ain), a appris l'AFP jeudi 3 septembre, auprès des gendarmes. "C'est le propriétaire de l'animal qui a constaté les faits mardi et nous en a avisés le lendemain", a précisé à l'AFP la gendarmerie de Bourg-en-Bresse, confirmant une information de BFMTV. "La jument se trouvait dans un grand champ très isolé près du lieu-dit Cuisiat."

L'enquête a été confiée à la brigade de recherche de la gendarmerie de Bourg-en-Bresse. C'est la première fois qu'un cheval est mutilé de la sorte dans l'Ain, selon la gendarmerie. Il y avait eu une suspicion le 28 août au lieu-dit Attignat, avec un cheval blessé au flanc, mais sans pouvoir conclure à l'intervention d'un tiers.

Plus tôt dans la journée, France Bleu Limousin et France 3 Nouvelle-Aquitaine ont rapporté la découverte du cadavre d'une autre jument à Arnac-la-Poste (Haute-Vienne). La veille, une jument avait été victime de mutilation à Saint-Tugdual, dans le Morbihan et une autre à Châtillon-sur-Indre (Indre). Au 3 septembre, Libération a recensé 36 cas de chevaux mutilés ou tués depuis 2014, avec une accélération du phénomène en août 2020. 

Les propriétaires invités à s'équiper de "caméras de chasse" 

Ces mutilations de chevaux survenues dans une vingtaine de départements constituent un défi pour les enquêteurs, ces actes semblant être le fait de plusieurs auteurs agissant selon différents modes opératoires. On recense "une vingtaine de cas d'oreilles coupées, mais il y a aussi des mutilations d'organes génitaux, des lacérations avec des objets tranchants", a expliqué récemment à l'AFP le colonel Hubert Percie du Sert, coordinateur de la sous-direction de la police judiciaire de la gendarmerie.

Les propriétaires de chevaux sont invités à s'équiper de "caméras de chasse", à rendre visite plus souvent à leurs animaux dans les prés, à enlever leur licol et à signaler tous les faits aux gendarmes.

Au niveau national, l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique coordonne le suivi des enquêtes. Tous les éléments de procédure sont réunis au service central du renseignement criminel.

Concernant les motivations des auteurs, tout est envisagé : défi lancé sur internet, dérives sectaires, mimétisme, haine des équidés, rites sataniques... La Miviludes, en charge de l'observation et de l'analyse du phénomène sectaire, et qui apporte son concours, n'a pas mis en évidence de rite satanique.