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Le Sénat va examiner une pétition contre la chasse au blaireau par déterrage

Ce texte, qui vise à dénoncer "une pratique de chasse violente" et "inutile", a recueilli plus de 100 000 signatures en moins de six mois.

Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Un tract pour la protection des blaireaux est distribué par l'association de défense des animaux One Voice, le 15 mai 2022, à Paris. (XOSE BOUZAS / HANS LUCAS / AFP)

Les blaireaux s'invitent au palais du Luxembourg. Une pétition "pour l'interdiction du déterrage des blaireaux" a atteint le seuil des 100 000 signatures en moins de six mois, samedi 10 septembre, sur le site du Sénat, soit le seuil requis pour que la Chambre haute doive y donner suite.

Enregistrée le 30 mars, la pétition portée par un porte-parole de l'Association pour la protection des animaux sauvages juge cette pratique de chasse "particulièrement choquante puisqu'elle consiste, pour les chasseurs, à extirper les blaireaux directement de leur terrier". Cette technique, "appelée vénerie sous terre", est "violente, inutile, non sélective et incompatible avec la reconnaissance des animaux comme êtres sensibles", estiment les signataires.

Les pétitions sur la chasse accourent

La Conférence des présidents du Sénat peut désormais décider, par exemple, la création d'une mission de contrôle, l'inscription à l'ordre du jour d'une proposition de loi ou encore un débat en séance publique. La prochaine réunion de la Conférence des présidents est prévue le 21 septembre.

Le Sénat a déjà mis en place en novembre dernier une mission sur la question de la sécurité à la chasse, en réponse à une autre pétition réclamant des jours sans chasse et des règles plus strictes. Elle doit rendre ses conclusions la semaine prochaine. Le Sénat s'est aussi saisi d'une pétition visant les activistes antichasse, lançant une mission d'information sur la question des avantages fiscaux pour les dons aux associations. Elle devrait rendre ses conclusions au début du mois d'octobre.

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