Eure : jusqu'à deux ans de prison requis contre des militants antispécistes qui avaient causé la mort de 1500 dindes lors d'une opération

La procureure du tribunal de grande instance d'Évreux a requis deux ans de prison dont 18 mois avec sursis contre les portes-paroles du collectif Boucherie Abolition. En avril dernier, lors d'une opération de libération dans une exploitation, ils avaient causé la mort de 1500 dindes.

L\'association \"Boucherie Abolition\" dénonce l\'interpellation de plusieurs de ses membres (photo d\'illustration).
L'association "Boucherie Abolition" dénonce l'interpellation de plusieurs de ses membres (photo d'illustration). (THIERRY BORDAS / MAXPPP)

Ils avaient été interpellés en mai dernier après une opération de libération des animaux qui avait mal tourné. Deux ans de prison dont 18 mois avec sursis ont été requis vendredi 20 septembre par la procureure du tribunal de grande instance d'Évreux contre les portes-paroles du collectif "Boucherie Abolition", rapporte France Bleu Normandie.

La procureure réclame également l'interdiction de revenir dans l'Eure pendant 5 ans ainsi que la saisie du matériel militant et deux véhicules. Entre 2 mois et 18 mois de prison avec sursis ont été requis contre les autres prévenus.

1 500 dindes mortes durant une opération libération

Au total, quatorze militants et responsables de l'association antispéciste "Boucherie Abolition" étaient jugés pour une opération "libérer les animaux" qui avait eu lieu le 14 avril dernier dans une exploitation de Jumelles, dans l'Eure. Leur intevention avait entraîné un mouvement de panique et conduit directement à la mort par étouffement de près de 1 500 dindes de l’élevage. Les militants avaient été interpellés plus d'un mois après, le 22 mai.