C'est lundi 10 septembre, depuis la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne (Seine-Maritime) menacée de fermeture, que Jean-Luc Mélenchon a réagi à l'intervention télévisée de François Hollande. Et le leader du Front de gauche ne prend pas de détour. Certes, selon lui, François Hollande est un "brave homme". Mais l'agenda du redressement que le chef de l'Etat a présenté conduit inéluctablement le pays à "l'enlisement à vue", estime-t-il.

L'ex-candidat du Front de gauche à la présidentielle juge d'abord que les 30 milliards d'euros d'économies demandés par François Hollande sont "une pure folie". Mais aussi que l'objectif de respecter un déficit de 3% est guidé par un traité européen "injuste" qui conduit inexorablement "à la catastrophe".

Jean-Luc Mélenchon, l'ex-candidat du Front de Gauche à la présidentielle, le 10 septembre 2012 devant la raffinerie Petroplus de Petit-couronne (Seine-Maritime).
Jean-Luc Mélenchon, l'ex-candidat du Front de Gauche à la présidentielle, le 10 septembre 2012 devant la raffinerie Petroplus de Petit-couronne (Seine-Maritime). (CHARLY TRIBALLEAU / AFP)