Les débats se sont poursuivis jusque tard dans la nuit. Les députés ont entamé l'examen du texte sur le mariage pour tous, mardi 29 janvier. A l'Assemblée, deux conceptions radicalement différentes de la famille ont commencé à s'affronter :  la majorité a mis en avant l'égalité des droits ; l'opposition a pointé les dangers de la négation de la différenciation sexuelle.

"C'est un acte d'égalité. Il ne s'agit pas d'un mariage au rabais, il ne s'agit pas d'une ruse, pas d'une entourloupe, il s'agit d'un mariage avec toute sa charge symbolique, et toutes ses règles d'ordre public", a affirmé, à l'ouverture des débats, la ministre de la Justice, Christiane Taubira.

Le chef de file des députés UMP, Christian Jacob, a demandé au Premier ministre de "reporter l'examen du texte" dans l'attente de l'avis du comité national d'éthique sur la procréation médicalement assistée (PMA), pourtant absente du texte. "Vous avez peur du peuple car vous n'osez pas le consulter par référendum", a également lancé le président du groupe UMP à l'Assemblée, reprenant ce qui constituera un des leitmotiv de l'opposition.

La ministre déléguée à la Famille, Dominique Bertinotti, le 29 janvier 2013 à la tribune de l'Assemblée nationale (Paris), pour la première journée de débat sur le mariage pour tous.
La ministre déléguée à la Famille, Dominique Bertinotti, le 29 janvier 2013 à la tribune de l'Assemblée nationale (Paris), pour la première journée de débat sur le mariage pour tous. (JACQUES DEMARTHON / AFP)