Des dizaines de personnes ont manifesté contre le gouvernement à Sidi Bouzid, dans la journée du 9 août 2012. 
Des dizaines de personnes ont manifesté contre le gouvernement à Sidi Bouzid, dans la journée du 9 août 2012.  (MOKHTAR / AFP)

AFRIQUE - Plus d'un an après le début de la révolution, en 2011, la ville de Sidi Bouzid redevient le berceau du mécontentement tunisien. La police a tiré des balles en caoutchouc et du gaz lacrymogène pour disperser, jeudi 9 août dans la soirée, une manifestation contre le gouvernement. L'opposition et la société civile l'accusent d'une dérive autoritaire et islamiste.

Quelque 800 manifestants ont jeté des pierres sur les forces de l'ordre, "blessant cinq personnes dont deux journalistes tunisiens, selon des sources médicales et sécuritaires", avance l'agence tunisienne TAP. Plusieurs personnes ont été arrêtées.

En début de journée, vendredi, la police avait déjà dispersé de la même manière une manifestation d'opposants. Les protestataires avaient tenté de pénétrer de force dans le siège du gouvernorat (préfecture) de cette ville du centre-ouest du pays.

(EVN)