Tennis : les tournois modestes eux aussi cible de matchs truqués

Pas besoin d'être une tête de série pour que les parieurs tentent de corrompre un sportif. Une équipe de France 3 a mené l'enquête.

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FRANCE 3

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Sadio Doumbia est joueur de tennis, 380e mondial.  Il joue un match du premier tour du tournoi Future de Bressuire (Deux-Sèvres) contre Joran Vliegen, un joueur belge classé 539e  (Deux-Sèvres). Un match sur lequel on peut parier sur Internet. Pour 100 euros misés, le pari peut rapporter 590 euros. Certains mettent en jeu de très grosses sommes et pour être sûr de gagner, approchent les joueurs pour leur demander de tricher.
"Cela m'est arrivé de recevoir un appel téléphonique d'une voix qui parlait en anglais avec un fort accent russe qui me proposait avant le premier tour de futur de me donner 3 000 euros avant le match en virement sur mon compte bancaire et en contrepartie, j'avais juste à perdre le premier set de mon premier tour de Future, et 3 000 euros selon le resultat du premier set. Au total, c'est une somme de 6 000 euros pour perdre un set, sachant que sur ce tournoi-là, la victoire au premier tour m'aurait rapporté 60 euros", explique Sadio Doumbia.

Une structure anti-corruption


Un tournoi comme celui de Bressuire n'offre que 1 300 euros au vainqueur, de quoi favoriser les tentations de triche. Alors, comment éradiquer ce fléau ? La Tennis integrity unite crée en 2008 est censé apporter des réponses. 18 sanctions ont été prononcées depuis sa création.

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Lors d'un match de tennis à Wimbledon, le 1er juillet 2013.
Lors d'un match de tennis à Wimbledon, le 1er juillet 2013. (GLYN KIRK / AFP)