Traumatismes : quand le sport abime les corps

Outre-Atlantique, le football américain fait débat en raison des séquelles qu'il laisse aux joueurs professionnels. En France, c'est le rugby qui pose question. Un ancien pro témoigne pour France 2.

Voir la vidéo
France 2

Mis à jour le , publié le

Dans le film "Seul contre tous", Will Smith dénonce la violence dans le football américain. Elle serait la cause de graves troubles cérébraux chez d'anciens professionnels. Cette réalité existe aussi dans le rugby où les chocs violents font partie du jeu. Stéphane Delpuech a 41 ans, et la moitié passée sur les terrains de rugby. Aujourd'hui, il souffre d'encéphalopathie post-traumatique : maux de tête, troubles de la mémoire. Une vie bouleversée suite aux chocs répétés, notamment à l'entraînement, comme il l'explique longuement pour France 2.

De plus en plus de commotions cérébrales

Au départ, les spécialistes évoquent une dépression. L'encéphalopathie post-traumatique n'a été diagnostiquée qu'il y a deux ans. Une maladie qui l'empêche aujourd'hui de travailler, même dans un bureau. "Je me sens en dehors de la société", confie-t-il encore. Depuis 2012, quand un joueur subit un choc violent, il est sorti du terrain pour déterminer s'il y a commotion cérébrale, et s'il nécessite un suivi. "Le gros problème, c'est que ces commotions ont augmenté dans les dix dernières années à cause de l'augmentation du poids, de la taille et de la vitesse", estime le Dr Jean-François Chermann, neurologue.

Le JT
Les autres sujets du JT
L'Australien Drew Mitchell (à droite) est bloqué, sous les yeux de son compatriote Matt Giteau (à gauche), par l'Ecossais Mark Bennett (au centre), lors du quart de finale de la coupe du monde de rugby, à Twickenham, le 18 octobre 2015.
L'Australien Drew Mitchell (à droite) est bloqué, sous les yeux de son compatriote Matt Giteau (à gauche), par l'Ecossais Mark Bennett (au centre), lors du quart de finale de la coupe du monde de rugby, à Twickenham, le 18 octobre 2015. (MARTIN BUREAU / AFP)