Soupçons de corruption pour l'attribution des Jeux olympiques à Rio et Tokyo

Selon le quotidien britannique "The Guardian", la justice française a étendu son enquête sur la corruption dans l'athlétisme aux conditions d'attribution des JO 2016 et 2020.

Les anneaux olympiques au parc Madureira de Rio de Janeiro (Brésil), le 1er juillet 2015.
Les anneaux olympiques au parc Madureira de Rio de Janeiro (Brésil), le 1er juillet 2015. (YASUYOSHI CHIBA / AFP)

Mis à jour le , publié le

Chicago, Madrid, Istanbul ont-elles été lésées dans l'attribution des Jeux olympiques 2016 et 2020 ? La justice française enquête en tout cas sur des soupçons de corruption lors de l'attribution des JO, a indiqué une source judiciaire, confirmant l'information du Guardian, mardi 1er mars. 

L'attribution des Jeux 2016 à Rio s'était décidée en 2009, et celle des Jeux 2020 à Tokyo en 2013. Selon The Guardian, les enquêteurs soupçonnent Lamine Diack, l'ancien patron de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF), et son fils d'être concernés, notamment avec la distribution de "colis" pour influencer les votes.

L'étrange contrat d'un sponsor japonais

Lamine Diack, qui avait soutenu dans un premier temps Istanbul pour les JO 2020, aurait changé d'avis au moment où un sponsor japonais signait un gros contrat avec l'IAAF. "On s'intéresse à ces éléments. Mais, à ce stade, ce sont des vérifications, il n'y a pas de preuves rassemblées", précise une source judiciaire.

L'enquête des juges français a commencé avec les soupçons de corruption dans l'athlétisme autour du dopage. Dans ce dossier, Lamine Diack, 82 ans, a été mis en examen pour corruption passive et blanchiment aggravé en novembre dernier, puis pour corruption active en décembre. La justice le soupçonnait d'avoir reçu des pots-de-vin pour passer sous silence des résultats de tests antidopage positifs d'athlètes russes. Comme l'avait révélé Le Monde, l'ancien patron de l'IAAF est passé aux aveux dans cette affaire.