JO de Sotchi : la piste de biathlon, trop courte, rallongée à la dernière minute

A la veille de l'ouverture des compétitions, l'une des boucles de cette piste olympique de ski a été prolongée de quarante mètres pour atteindre la longueur prévue.

Un skieur s\'entraîne sur la piste du biathlon à Rosa Khutor (Russie) pour les JO d\'hiver de Sotchi, le 6 février 2014.
Un skieur s'entraîne sur la piste du biathlon à Rosa Khutor (Russie) pour les JO d'hiver de Sotchi, le 6 février 2014. (STEFAN WERMUTH / REUTERS)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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A quelques heures de la cérémonie d'ouverture des JO de Sotchi, il n'y a pas que les chambres d'hôtel qui ne sont pas prêtes. L'une des boucles de la piste olympique de biathlon était trop courte. Elle a dû être rallongée de quarante mètres pour atteindre la longueur prévue de 2,5 km. Les organisateurs des Jeux l'ont indiqué, vendredi 7 février, à la veille de l'ouverture des compétitions.

Les huit juges du Comité international olympique (CIO) n'ont atterri que mercredi à minuit à Sotchi et n'ont découvert la piste que jeudi. D'où ces travaux de dernière minute. Et il y avait urgence, cette boucle est utilisée pour deux épreuves dames (le sprint et le mass start) et une épreuve messieurs (la poursuite), ainsi que pour des relais. Elle n'est toutefois pas empruntée pour le sprint messieurs, première épreuve des JO samedi.  

Un défaut repéré par les Français et les Norvégiens

C'est une réclamation formulée par la Norvège, principal adversaire de la France dans cette épreuve, qui a révélé le problème. "Les Norvégiens ont fait cette réclamation, apparemment en constatant que leurs filles réalisaient à peu près les mêmes chronos sur la boucle de 2,5 km que sur celle de 2 km. Pour moi, il y a zéro souci avec ça", a expliqué Stéphane Bouthiaux, entraîneur de l'équipe de France messieurs. Et pour cause : l'entraîneur français a lui-même mesuré avec un GPS la longueur des boucles et a effectivement constaté qu'elle était trop courte.

Les modifications de parcours ne sont pas rares en biathlon, a expliqué entraîneur français. "Ça peut arriver. Dans des conditions de neige fluctuantes, par exemple. Quand celle-ci se transforme en glace et que la piste devient trop glissante, on peut modifier la courbe des virages pour des raisons de sécurité. L'an dernier, lors d'une épreuve, 10 biathlètes avaient chuté sur les 15 premiers à s'élancer." Sur la Coupe du monde, les pistes étaient mesurées jusqu'à quatre jours avant les épreuves, a confirmé l'Américain Max Cobb, responsable technique du biathlon aux JO 2014 et représentant de la Fédération internationale (IBU).