Le Premier ministre britannique David Cameron avec le candidat républicain américain Mitt Romney à Londres jeudi 26 juillet.
Le Premier ministre britannique David Cameron avec le candidat républicain américain Mitt Romney à Londres jeudi 26 juillet. (DAVID BEBBER / AFP)

L'objectif était de rehausser sa stature internationale. Mais Mitt Romney, candidat républicain à la présidentielle américaine du 6 novembre, a fini par froisser l'opinion publique britannique lors de sa visite officielle à Londres, où il est arrivé mercredi 25 juillet. En cause, les doutes qu'il a exprimés sur l'organisation des Jeux olympiques 2012.

ACTE I - J-1 avant les JO, la gaffe de Mitt Romney 

Considéré comme l'homme qui sauvé de la faillite les Jeux olympiques d'hiver de Salt Lake City (Etats-Unis) en 2002, Mitt Romney a exprimé mercredi dans une interview à la chaîne de télévision américaine NBC ses doutes sur le degré de préparation des Jeux de Londres, dont il assiste vendredi 27 juillet à la cérémonie d'ouverture.

"C'est dur de savoir comment ça va se passer. Il y a quelques signaux assez déconcertants", a-t-il déclaré, évoquant notamment une pénurie de personnel dans les "sociétés de sécurité privées, des menaces de grève des personnels de douane et de l'immigration". "Tout cela n'est pas très encourageant", a-t-il soufflé.

ACTE II - David Cameron et le maire de Londres ripostent

Le Premier ministre britannique, David Cameron, qui a brièvement reçu Mitt Romney le lendemain, y est allé d'un commentaire peu amène. "Nous organisons des Jeux olympiques dans une des villes les plus peuplées, les plus actives et les plus animées au monde. Bien sûr, c'est plus facile d'organiser des Jeux au milieu de nulle part", a-t-il lancé, faisant allusion évidemment à Salt Lake City.

Le maire de Londres, Boris Johnson, a lui profité d'un discours à Hyde Park devant 60 000 personnes pour ironiser sur le candidat américain. "J'ai entendu dire qu'un certain Mitt Romney souhaitait savoir si nous étions prêts. Est-ce qu'on est prêts ? Oui, on est prêts !", a-t-il réagi devant un public amusé. Il a ensuite enchaîné en scandant le slogan de la campagne du démocrate Barack Obama en 2008, "Yes we can". Sachant que le président américain est candidat à sa succession, face, donc, à Mitt Romney…

ACTE III - Mitt Romney se rattrape

A l'issue de sa rencontre avec le chef du gouvernement britannique, Mitt Romney s'est du reste employé à calmer le jeu. "Nous avons parlé des grand progrès qui ont été réalisés dans l'organisation des Jeux. Avec mon expérience d'ancien organisateur olympique, je sais qu'il y a toujours des petites choses qui ne vont pas au début, et puis, lorsque les Jeux commencent, les athlètes reprennent le dessus", a-t-il tempéré.

(APTN)