Mascottes bizarres, terrains gelés et interviews lunaires : cher Neymar, voici ce qui t'attend en Ligue 1 Conforama

Avant les grands débuts de la nouvelle star parisienne sur la pelouse de Guingamp, franceinfo donne quelques infos utiles (ou pas) au Brésilien à propos du championnat dans lequel il débarque.

Neymar lors de sa présentation au Parc des Princes, le 5 août 2017 à Paris. 
Neymar lors de sa présentation au Parc des Princes, le 5 août 2017 à Paris.  (FRANCOIS MORI/AP/SIPA / AP)
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Simon GourmelletFrance Télévisions

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Bienvenue en Ligue 1, Neymar da Silva Santos ! Après les paillettes de ton arrivée et un passage à Saint-Tropez pour décompresser, c'est parti pour cinq années (si tu vas au bout de ton contrat) de folie sur les terrains de foot de France, avec ce dimanche 13 août, le face-à-face entre le PSG et Guingamp, auquel tu devrais participer. Loin de nous l'idée de doucher ton enthousiasme, mais à franceinfo, on s'est dit qu'un petit guide de notre championnat et de ses spécificités ne serait pas du luxe. Installe-toi dans le plus confortable des canapés de ta suite du Royal Monceau, c'est parti.

Des partenaires particuliers

Tiens, en parlant de canapés. Est-ce que le PSG t'a prévenu pour le nom de la ligue ? Non ? En même temps, tu ne dois sûrement pas connaître cette marque partenaire : c'est Conforama, un spécialiste de l'ameublement, qui a adossé son nom à la Ligue 1 pour trois ans. L'enseigne a eu comme slogan "le pays où la vie est moins chère". De quoi te changer de l'espagnole Liga Santander, du nom d'une banque ibérique.

Pour la Coupe de la Ligue, c'est Bricomarché qui a décroché le gros lot, "pour tout faire moins cher"Ça peut te donner des idées pour aménager ton futur logement après ton passage à l'hôtel, même si on doute, avec ton salaire de près de 30 millions d'euros par an, que ton budget soit très serré.

Un coach pro de l'impro

La Ligue 1 ne t'a pas attendu pour avoir ses stars. Le Toulouse Football Club, que tu affronteras le 20 août prochain, a l'un des meilleurs acteurs de la profession, en la personne de son entraîneur Pascal Dupraz. La saison dernière, lors d'un match contre Rennes, le coach s'est subitement effondré, à peine frôlé par un terrible... avion en papier ! Une scène devenue culte. On te laisse apprécier la chute.

Des défenseurs "rugueux"

Le monde entier se délecte de tes dribbles et de ta classe, mais attention, ton style risque de ne pas plaire aux sentinelles de la Ligue 1. Nos équipes ont quelques défenseurs pour le moins "rugueux". Joueur le plus expulsé en L1 ces trois dernières saisons, Yannick Cahuzac, qui joue désormais à Toulouse après 12 ans passés à Bastia, était aussi le footballeur le plus sanctionné des cinq grands championnats européens en 2016-2017, avec 4 cartons rouges, rapporte L'Equipe.

Un stade avec balcons privés

Les petits stades, tu connais. Tu n'as pas toujours joué devant les 99 000 spectateurs du Camp Nou ou les 80 000 du stade Santiago-Bernabeu à Madrid. L'une des plus petites enceintes est à Guingamp, dans les Côtes-d'Armor, à 4h30 en voiture de Paris. Il a une capacité de 17 000 places, et même un peu plus, puisque tu aurais également le privilège de briller sous le regard expert de Nicole. Le balcon de cette Guingampaise donne sur la pelouse. Une configuration qui te rappellera sans doute le stade municipal Ipurua à Eibar (Espagne), avec ses 7 000 places coincées en plein centre-ville. 

Des températures glaciales l'hiver

En France, sache-le, tu vas savourer les frimas de l'hiver. On ne saura trop te conseiller les gants et un petit Damart Thermolactyl sous ton maillot pour supporter notamment les 2,5°C de moyenne au stade Saint-Symphorien de Metz, l'enceinte la plus froide de France, selon un classement de 20 Minutes. Au Parc des Princes, la température moyenne en hiver oscille difficilement autour des 5°C.

Opération déneigement, le 31 janvier 2015 pour la rencontre entre Metz (Moselle) et Nice (Alpes-Maritimes). 
Opération déneigement, le 31 janvier 2015 pour la rencontre entre Metz (Moselle) et Nice (Alpes-Maritimes).  (JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP)

Des interviews d'après-matchs lunaires 

Ce sera un passage obligé du dimanche soir : répondre aux questions de Laurent Paganelli, l'homme de terrain de Canal+. C'est peut-être même lui, avec son anglais plus qu'approximatif, qui te remettra le trophée de meilleur joueur du match. De son propre aveu, "Paga" ne maîtrise ni l'espagnol, ni le portugais. On te souhaite donc bien du courage pour comprendre la question qu'il te pose entre deux fous rires. Tu pourras demander à Mario Balotelli un retour d'expérience. 

Bonus : Laurent Paganelli ne parle pas non plus le japonais (mais toi non plus). 

Un président de club déchaîné sur Twitter

Toi qui est au top sur les réseaux sociaux, avec plus d'abonnés que tous les clubs de Ligue 1 réunis, tu risques de tomber sur les tweets du patron le plus actif sur les réseaux sociaux : Jean-Michel Aulas. Le boss de l'Olympique lyonnais est devenu un pro des clashs et autres tacles numériques. Aucune polémique ne lui échappe, et son langage est parfois fleuri.

On préfère te prévenir : il a déjà ton transfert de Barcelone dans son viseur.

Des mascottes très étranges

Si un gros lynx ou un panda vient te taper sur l'épaule pour te faire un gros câlin, c'est normal. Nos clubs ont tous leur mascotte, plus ou moins réussie. Au PSG, c'est Germain le lynx (comme dans Paris Saint-Germain, tu l'as ?). Pour le choix de l'animal, il n'y a en revanche pas de règle. 

Germain le Lynx a tendance à s\'incruster sur la photo, ici le 11 avril 2015 après une victoire en finale de la Coupe de la Ligue. 
Germain le Lynx a tendance à s'incruster sur la photo, ici le 11 avril 2015 après une victoire en finale de la Coupe de la Ligue.  (STEPHANE ALLAMAN / AFP)

A Rennes, c'est Erminig en référence à l'hermine, l'emblème de la Bretagne.

Mais la plus perturbante, c'est sans conteste celle qui déambule sur la pelouse du Roudourou (à Guingamp donc, maintenant tu connais). Un sac de chips sur patte, baptisé tout simplement Chips Man. Croustillant. 

Et un peu de glamour, quand même

Après avoir lu ce quelques lignes, tu te dis que la Ligue 1 Conforama n'est pas glamour ? Faux ! Tu es sans doute passé à côté de la première supportrice du Stade Rennais : l'actrice hollywoodienne Salma Hayek.

Salma Hayek à fond derrière le stade Rennais, le 20 avril 2013 à Rennes (Côtes d\'Armor). 
Salma Hayek à fond derrière le stade Rennais, le 20 avril 2013 à Rennes (Côtes d'Armor).  (FRANCK FIFE / AFP)

Elle est l'épouse de François-Henri Pinault, fils du propriétaire du club breton. De passage dans l'émission de Jimmy Kimmel sur ABC, elle a expliqué comment les supporters rouge et noir vivent les matchs de leur équipe. On ne va pas se mentir, vu les piètres prestations des Bretons ces dernières saisons, elle en rajoute un peu...