Victorieux à Saint-Etienne, le PSG égale le record d'invincibilité en Ligue 1

Alors qu'Angers et Bordeaux ont retrouvé des couleurs, au contraire de Lyon et Marseille, le PSG a un peu plus assommé le championnat.

Les joueurs du PSG vainqueurs à Saint-Etienne 2-0, diamnche 31 janvier 2016.
Les joueurs du PSG vainqueurs à Saint-Etienne 2-0, diamnche 31 janvier 2016. (PHILIPPE DESMAZES / AFP)
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Toute l'actualité de votre club après la 23e journée de Ligue 1, disputée les 29, 30, 31 janvier, résumée en deux ou trois phrases, pas toujours sympas.

1- PSG 63 points (vainqueur à Saint-Etienne, 2-0). C'est encore un de ces matchs où on se dit que le PSG est malmené et va bien finir par craquer. Sauf, que, tel le boa constrictor, l'ogre parisien étouffe sa proie lentement et l'emporte finalement sans contestation. Paris en profite au passage pour égaler le record d'invincibilité de 32 matchs d'affilée en Ligue 1, détenu par le FC Nantes 94-95.

2- Monaco 39 (balayé à Angers, 3-0). Sur le papier, c'était un choc entre Angers, un promu, et Monaco, une équipe candidate à la Ligue des Champions. On a presque cru que c'était l'inverse tant les Monégasques ont été apathiques. L'écart (énorme) entre Monaco et le leader parisien n'est pas évident uniquement du point de vue comptable, il réside aussi dans l'incapacité des Monégasques à être constants. "Il n'est pas possible de faire un match il y a cinq ou six jours très bon et aujourd'hui faire ce match-là", a d'ailleurs commenté Leonardo Jardim, l'entraîneur des joueurs de la principauté.

3- Angers 37 (large vainqueur de Monaco 3-0). Les Angevins ont donc mis fin à un mois de janvier peu favorable avec une victoire pleine de tout : de confiance, d'impact, et de maîtrise. "On avait à cœur de montrer qu'on est pas qu'une équipe défensive" s'est exclamé Pierrick Cappelle, le milieu de terrain du SCO. Une référence, entre autres aux déclarations du Niçois Hatem Ben Arfa qui avait publiquement critiqué les Angevins pour leur tendance à jouer regroupés.

4- Nice 36 (battu à Caen, 2-0). On peut avoir la possession de balle et de multiples occasions et perdre sèchement. C'est ce qui est arrivé à Nice, qui avait l'occasion à Caen de piquer la deuxième place du classement à Monaco. Raté. Les Aiglons voient au contraire leurs adversaires du jour les rattraper. "Il faut prendre des points et on n'en a pas été capables, mais par notre faute, tout simplement" peste Claude Puel, l'entraîneur azuréen.

5- Caen 36 (vainqueur de Nice, 2-0) Patrice Garande, le coach caennais, en a conscience. Si ses attaquants ont construit ce succès face à Nice en première période en marquant deux buts, c'est surtout les mains fermes du gardien de Caen, Rémy Vercoutre qu'il faut remercier : "On a su faire front, on a encore montré beaucoup d'abnégation, beaucoup de courage, et comme souvent dans ces situations, Rémy nous a fait les arrêts qu'il faut pour qu'on garde notre cage inviolée".

6- Rennes 34 (laminé à Bordeaux, 4-0). Pendant un quart d'heure, les Rennais ont cru que les dribbles chaloupés de Paul-Georges N'tep allaient faire craquer la défense bordelaise en manque de confiance. Et puis c'est finalement l'arrière-garde bretonne qui s'est fissurée dans les grandes largeurs. "En ce qui concerne les choix, quand on fait un changement, c'est pour améliorer les choses et chaque fois que je faisais un changement, il y avait un but supplémentaire pour Bordeaux" reconnaît humblement Rolland Courbis, nouveau coach de Rennes depuis une semaine. Pas de quoi amadouer des supporters rennais dubitatifs.

7- Bordeaux 33 (a atomisé Rennes 4-0).  Willy qui pleure, Willy qui rit. Quatre jours après avoir perdu très lourdement à Lille (5-1 en demi-finale de la Coupe de la Ligue), Willy Sagnol a retrouvé ses zygomatiques : "Avec ce 4-0, on est d'abord très content, et sur un score comme ça, on l'est encore plus." Il faut dire que Bordeaux gagne cinq places d'un coup et regarde maintenant vers le haut. Jusqu'à la prochaine crise de larmes.

8- Saint-Etienne 33 (battu par le PSG 2-0). Les Verts avaient un plan tactique bien huilé, se sont créés de nombreuses occasions et fait frétiller le bouillonnant public du chaudron. Mais ça n'a pas suffit pour renverser le leader. Finalement, seuls les supporters de l'ASSE avaient les arguments pour railler les dirigeants parisiens, en faisant la grève des encouragements pendant deux minutes pour rappeler l'ambiance du Parc des princes.

9- Nantes 32 (revient vainqueur de Troyes 2-0). Cette fois pas de relâchement coupable en fin de match, comme la semaine passée contre Bordeaux. Nantes se relance et se retrouve à cinq points du podium. Pas sûr que les canaris puissent en revanche franchir cette marche, tant ils ont fait fait jeu égal avec la lanterne rouge.

10 - Marseille 31 (concède le nul 1-1 à domicile contre Lille). Marseille a évité un naufrage en égalisant sur coup de pied arrêté à la toute dernière seconde d'un match pourtant cataclysmique. "Dans un match désastreux comme aujourd'hui, à la fin nous récupérons un point sur lequel on ne comptait plus, commente Michel, l'entraîneur marseillais. Je ne suis pas énervé, je suis frustré." Au final, l'OM fait encore du surplace.

11- Lyon 30 (battu à Bastia 1-0). Se déplacer à Furiani n'est jamais une partie de plaisir. Y sombrer encore moins. D'autant que rien de positif n'est à ressortir de cette défaite qui maintient Lyon dans une crise profonde. Et à peine nommé depuis un mois, le coach Bruno Génésio est déjà visé.

12- Lorient 30. (remporte 2-0 son match contre Reims)

Il est certain tournant qu'il faut savoir prendre dans une saison. Battre un concurrent au maintien en fait partie. Les Lorientais l'ont parfaitement compris contre Reims. "Cela faisait deux mois que l'on n'avait pas gagné au Moustoir, un peu de doute s'est installé, rappelle le coach breton Sylvain Ripoll. On s'est accroché, on a montré un état d'esprit très solidaire." Il sera d'autant plus important que le prochain match des "Merlus" se jouera à Paris, face au PSG.

13- Bastia 28 (vainqueur de Lyon 1-0). Trois jours après avoir limogé leur entraîneur, les Bastiais de François Ciccolini ont profité du fameux "choc psychologique". Ils auraient pu au passage éviter que la fin de match se termine en boucherie, avec un nouvel expulsé pour un tacle assassin.

14- Guingamp 27 (vainqueur à Toulouse 2-1). C'est un réveil qui tombe à point pour les Guingampais. Eux qui n'avaient marqué que quatre buts lors de leurs onze précédents déplacements ont réussi à en marquer deux et à tenir ce résultat, malgré un pénalty concédé, et arrêté, à la dernière minute. 

15- Lille 26 (rentre frustrée de Marseille avec un nul 1-1) Pendant 95 minutes, les Lillois ont été rigoureux, inspirés, intraitables, dominateurs. Et à la 96e, ils encaissent un but sur un coup franc évitable. Mais c'est surtout leur habituelle inefficacité que paye les Dogues.

16- Gazélec Ajaccio 26 (battu à domicile par Montpellier 4-0)

Après un début de saison convaincant, le GFC Ajaccio marque le pas et enchaîne une deuxième défaite d'affillée, avec une belle gifle à la clé. La zone de relégation se rapproche dangereusement et il va falloir se ressaisir car les prochains adversaires du "Gaz" sont tous des candidats au maintien.

17- Montpellier 25 (vainqueur à Ajaccio 4-0). Déjà un effet Frédéric Hantz ? En tout cas le MHSC a totalement inversé la tendance qui l'emportait vers le fond du classement. Le nouveau coach montpelliérain veut jouer l'attaque et pour le moment, ça paye. "Je sais ce que je veux faire en termes de stratégie, explique-t-il. On va continuer sur cette lancée."

18- Reims 23(battu 2-0 à Lorient). Reims tombe pour la première fois de la saison dans la zone de relégation. Il faut dire que les Champenois viennent d'enchaîner un septième match consécutif sans victoire en Ligue 1. Ils ont pourtant eu les occasions pour mener àLorient, ou au moins revenir au score. Sauf qu'il manquait tout simplement de talent.

19- Toulouse 20 (battu à domicile par Guingamp 2-1). Les Toulousains sont capables de tenir tête (pendant une mi-temps) au PSG, mais aussi de s'écrouler devant un concurrent pour le maintien. C'est un mauvais calcul, et ça risque de coûter très chers aux Violets, qui semblent bien décrochés. "Il va falloir être costauds dans les têtes et ambitieux pour prendre des points et rester en vie", confirme l'entraîneur Dominique Arribagé. La seule bonne nouvelle du jour est que Ben Yedder, le buteur maison, a indiqué qu'il resterait toulousain jusqu'en juin.

20- Troyes 11 (battu par Nantes à domicile 1-0).  Le refrain est un peu usé, mais il colle toujours au match de Troyes : l'Estac a tenté, l'Estac joue parfois bien, mais l'Estac perd encore. Une soirée à oublier pour les Troyens qui perdent au passage leur gardien de but, le jeune espoir Bernardoni, qui a fait ses adieux avant de signer à Bordeaux.