"On fait de la prévention" : la mission des policiers de stade déployés sur les matchs à risques

La 12e journée du championnat de France de Ligue 1 débute vendredi soir. Rencontre avec les policiers qui assurent la surveillance à l'intérieur des stades. 

Il existe 17 Sections d\'intervention rapide en France. Ci-contre l\'équipe de la SIR de Lille.
Il existe 17 Sections d'intervention rapide en France. Ci-contre l'équipe de la SIR de Lille. (CECILIA ARBONA / RADIO FRANCE)
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Edité Mariam El KurdiCécilia ArbonaRadio France

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La 12e journée du championnat de France de Ligue 1 débute vendredi 3 novembre au soir avec le match Rennes-Bordeaux. La grosse affiche aura lieu dimanche 5 novembre au soir avec le derby toujours très chaud entre Saint-Etienne et Lyon. Lors des matchs à risques, des policiers spéciaux sont déployés dans les stades. Ces hommes font partie des SIR, les Sections d'intervention rapide. Depuis 2009, pas moins de 500 fonctionnaires de police et de gendarmerie, tous volontaires et tous en tenue de sport, sont dans les tribunes au contact de la foule.

Une mission de prévention avant tout

Il existe 17 SIR en France, une 18e doit être créée à Strasbourg la semaine du 6 novembre. Franceinfo s'est rendu à Lille pour suivre l'une de ces patrouilles des stades. Jean-Christophe a 50 ans. Ses collègues l’appellent JC. Il fait partie des 40 fonctionnaires de police du Nord chargés de la sécurité dans les tribunes quand le Losc joue à domicile. "Il y a de l’ambiance dans le stade et on est surtout là pour faire de la prévention", explique-t-il.

Il faut du discernement, la situation peut vite dégénérer.

Frédéric, capitaine de police

à franceinfo

C’est au commissariat, trois heures avant le coup d’envoi du match que les 12 policiers mobilisés pour l’affiche du soir reçoivent les consignes. "Vous l’avez remarqué, les fonctionnaires de la SIR sont équipés de survêtements bleus", souligne Frédéric, capitaine de police. Sous le survêtement, les policiers sont notamment équipés d’une paire de protège-tibias, d’un gilet par-balles et d'une bombe lacrymogène.

Avoir l'oeil partout 

Au stade Pierre Mauroy, les visiteurs sont soumis à plusieurs séances de palpations. Certains s’en plaignent. Pendant le match, les policiers de la section d’intervention rapide sont postés derrière la grille du virage où sont rassemblés 1 000 supporters. "On ne reste pas dans la tribune visiteurs pour éviter un conflit", souligne le capitaine de police. Cela permet aussi d’avoir un "oeil sur les supporters, de les filmer s’ils commettent des exactions ou des infractions dans le stade".

Un policer des stades est présent à chaque porte. L’unique but de la soirée est inscrit par l’équipe adverse. But célébré aussitôt par un pétard. Le stade se vide, les esprits s'échauffent un peu dans les escaliers. "Certains tapent un peu sur les grilles, mais c'est bon enfant, ce n'est pas méchant", estime Frédéric. Le policier est satisfait de la mission de son équipe. "Il n'y a pas eu de dégâts ni de blessés", se félicite-t-il. Mais comme d'habitude, il n'a rien vu de la rencontre.     

Reportage de Cécilia Arbonna
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