Homophobie : première discrimination dans le monde du football

Les actes homophobes ont reculé de 38% en 2014, mais la lutte doit se poursuivre, rappellent les associations en cette journée internationale.

(L'équipe de football féminin "Les Dégommeuses" rassemble des joueuses lesbiennes qui affrontent régulièrement des préjugés machistes. © Janos Kaldi)
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Ambre LefèvreRadio France

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La Journée internationale de lutte contre l'homophobie et la transphobie a lieu ce dimanche. Les derniers chiffres de SOS homophobie laissent penser que la situation s’améliore en France. En 2014, les actes homophobes ont reculé de 38% par rapport à l’année précédente : 2.197 témoignages en 2014 contre 3.517 en 2013.

 

Mais 2013 était une année particulière, une année "de libération de la parole homophobe" liée aux débats sur le mariage pour tous, explique l'association.

 

L’homophobie reste une question brûlante, particulièrement dans le monde du sport. C’est même la principale discrimination dans le football français, selon une étude réalisée sur demande du Paris Foot Gay auprès de 363 joueurs de Ligue 1, centres de formation et amateurs. "C'est la discrimination numéro 1 dans le football" , affirme Julien Pontes, président du club, sur France Info.

Selon l'étude, l'homosexualité est un sujet tabou pour 63% des professionnels et 74% des jeunes joueurs. 41 % des joueurs professionnels déclarent avoir une opinion hostile aux homosexuels, ainsi que 50% dans les centres de formation, ajoute Julien Pontes. 

 

Pour lutter contre cette intolérance, des clubs de foot militent en même temps qu’ils tapent dans le ballon rond. Depuis 2003, le Paris Foot Gay fait jouer des sportifs hétéros et homosexuels, tandis que l'équipe "Les Dégommeuses" rassemble des joueuses lesbiennes, qui affrontent régulièrement les préjugés machos et sexistes du monde du foot.

 

Les Dégommeuses : une équipe qui lutte contre l'homophobie dans le football. Reportage de Cécilia Arbona.
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Face à la persistance de l’homophobie dans le sport, Patrick Kanner, le ministre de la Jeunesse et des Sports a lancé une campagne pour inciter les internautes à donner un "coup de sifflet" pour signaler les stéréotypes.

 

SOS homophobie, dont le rapport annuel dévoilait une homophobie qui "s'enracine", a salué cette initiative, invitant chacun à y participer.