"Football Leaks" : David Beckham l'avare

Cette enquête, réalisée par 12 médias européens, révèle que le footballeur britannique, David Beckham, n'est pas une personne partangeant ses revenus avec d'autres, même avec l'Unicef dont il est l'ambassadeur depuis 2005.

David Beckham lors de l\'assemblée générale des Nations-Unies, à New-York, le 24 septembre 2015.
David Beckham lors de l'assemblée générale des Nations-Unies, à New-York, le 24 septembre 2015. (TIMOTHY A. CLARY / AFP)
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franceinfoRadio France

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David Beckham est le dernier footballeur en date visé par l'enquête menée par 12 médias européens, "Football Leaks". La star du football britannique, désormais à la retraite, rechignerait à mettre la main à la poche selon Mediapart, qui publie les informations en France. Le média en ligne explique que l'ancien joueur du Paris-Saint-Germain "se sert de l'Unicef, dont il est l'ambassadeur itinérant, pour accroître sa notoriété, façonner son image et faire fructifier ses affaires".

Mediapart rapporte que David Beckham ne souhaiterait pas contribuer personnellement au "Fonds 7", lancé en 2015 pour fêter ses dix ans en tant qu'ambassadeur de l'Unicef. "Je n'ai pas envie de le faire et je ne le ferai pas avec mon argent", écrit-il, la même année, à son manager, Simon Oliveira.

Simon Oliveira lui suggère alors de participer à des œuvres caritatives. La possibilité de reverser un million de dollars, reçu en guise de frais de représentation, à l'agence onusienne chargée de promouvoir et défendre les droits de l'enfant dans le monde, ne l'intéresse pas. David Beckam prend la plume pour le signifier à Simon Oliveira en septembre 2015 : "S'il n'y avait pas cette œuvre de bienfaisance, cet argent irait sur mon compte en banque."

Ce n'est pas le seul fait reproché au footballeur. Les "Football Leaks" révèlent que Beckham s'est vu refuser l'anoblissement en raison de son recours à l'optimisation fiscale. Le fisc britannique s'y opposerait en dénonçant un "montage artificiel, et les Beckham ont refusé l'accord financier proposé pour purger ce conflit", écrit Mediapart.