Foot : le match Dijon-Troyes, menacé par un mystérieux "commando", sous surveillance policière renforcée

Un groupuscule a revendiqué des attaques au marteau et réclame la libération de huit "collègues" de la mouvance d'extrême droite.

Le match Dijon-Rennes en Coupe de la Ligue, le 25 octobre 2017, au stade Gaston-Gérard de Dijon (Côte-d\'Or).
Le match Dijon-Rennes en Coupe de la Ligue, le 25 octobre 2017, au stade Gaston-Gérard de Dijon (Côte-d'Or). (MAXPPP)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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Les forces de l'ordre auront l'œil. Le match de Ligue 1 Dijon-Troyes se déroulera samedi 18 novembre sous "surveillance policière renforcée", a indiqué une porte-parole de la préfecture de Côte-d'Or, mardi 14 novembre. En cause, les menaces d'un mystérieux "commando" qui a revendiqué des attaques au marteau commises à Dijon et Chalon-sur-Saône, en septembre, et qui réclame la libération de huit "collègues" de la mouvance d'extrême droite.

Huit personnes, dont trois mineurs, avaient été mises en examen en octobre à Paris dans l'enquête sur une organisation fondée par le militant d'extrême droite Logan Alexandre Nisin. Ce dernier projetait des "actions violentes", mais "aux contours imprécis", contre des personnalités politiques ou des mosquées.

"La menace est prise au sérieux"

Outre leur libération et celle du "chef" Logan Alexandre Nisin, le groupe dijonnais a demandé "l'abandon des poursuites" à leur encontre, dans un e-mail adressé le 7 novembre au quotidien régional Le Bien Public. Ils ont menacé, en cas de refus, de "frapper" le match de samedi.

"La menace est prise au sérieux, nous sommes en relation régulière avec les autorités, dans le contexte actuel c'est normal", a déclaré mardi Olivier Delcourt, le président du club dijonnais. Il n'y a pas de psychose, a toutefois précisé un porte-parole du DFCO, qui prévoit aussi de prendre des mesures de sécurité supplémentaires, notamment au niveau du filtrage des entrées du stade.