FIFA : on prend (presque) les mêmes et on recommence ?

La FIFA élit ce vendredi son nouveau président, avec désormais quatre candidats pour succéder à Sepp Blatter puisque le Sud-Africain Tokyo Sexwale s'est retiré juste avant le scrutin. Ils ont des profils très similaires, teintés de conservatisme.

(Siège de la FIFA, à Zurich. © Arnd Wiegmann/REUTERS)
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On change tout, mais surtout, avec les mêmes. Les candidats à l'élection pour la présidence de la FIFA sont tous issus du sérail.

Le cheikh Salman ? Vice-président de la FIFA… Gianni Infantino ? Secrétaire général de l’UEFA… Le prince Ali de Jordanie ? L’an dernier, il était encore vice-président de la FIFA… Et Jérôme Champagne ? Dans le passé, il été très longtemps secrétaire général adjoint de cette même Fédération internationale.

Mais ce n’est pas un problème assure Jérôme Champagne : "C'est Gorbatchev qui a fait la Perestroïka et la Glasnost, et pourtant il était bien dans le système. Vous pouvez être dans le système et ne pas avoir été tâché par le système. Ce qui compte, c'est les convictions, l'intégrité."

"Le changement va venir de l'intérieur"

Transparence, indépendance, des mots très à la mode en ce moment à Zurich. De toute façon, le mode de scrutin, avec ses parrainages de présidents de fédérations nécessaires pour se présenter, ferme quasiment automatiquement la porte à tout candidat extérieur, reprend Pim Verschuuren, chercheur à l’IRIS et spécialiste de la FIFA. "Le changement va venir de l'intérieur. Il ne peut pas venir de l'extérieur. C'est dommage, peut être que ça va être beaucoup plus long, mais il faut placer des espoirs en ces candidats. Ils doivent aussi répondre à des pressions extérieures pour le changement, pour la transparence."

Des progrès, il y en a. Certaines réformes doivent d'ailleurs être adoptées dès ce vendredi pour séparer un peu plus le secteur politique et le secteur commercial… Elles sont nécessaires, mais certainement pas encore suffisantes.