Terrorisme : "L'extrême droite n'a pas les moyens de passer à l'acte"

Jean-Yves Camus, directeur de l'Observatoire des radicalités politiques à la Fondation Jean-Jaurès, est l'invité du Grand Soir 3 ce lundi 6 juin pour commenter l'arrestation en Ukraine d'un Français soupçonné de projeter des attentats.

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"C'est incontestablement une des affaires les plus rocambolesques qui m'ait été donnée de voir depuis très longtemps", commente Jean-Yves Camus, politologue spécialiste de l'extrême droite. "On a quelqu'un qui n'est pas dans les écrans radars de la police, qui a un profil banal et surtout des projets d'attentat absolument faramineux". Et de préciser : "Quinze attentats pendant l'Euro, ça fait un attentat tous les deux jours contre des cibles hétéroclites : une synagogue, une mosquée, un péage d'autoroute, un centre des impôts".

Piste terroriste "prématurée"

Ce qui "étonne" Jean-Yves Camus, "c'est que les Ukrainiens sont depuis plusieurs mois accrochés aux basques de cet homme. Les armes visibles dans la vidéo ukrainienne sont, selon lui, le résultat d'un piège tendu par les services secrets ukrainiens".

Le politologue se demande alors si on n'a pas plutôt affaire à un trafiquant d'armes. Pour ce spécialiste de l'ultra droite, "l'extrême droite n'a pas beaucoup plus que la volonté verbale de passer à l'action terroriste. Elle n’en a de toute évidence pas les moyens logistiques. Partir sur la piste d'un terrorisme identitaire est parfaitement abusif et prématuré".

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