Trois choses à savoir sur Gianni Infantino, le nouveau président de la Fifa

L'Italo-Suisse a été élu, vendredi  à la tête de l'instance dirigeante du football mondial, dès le second tour de scrutin.

Gianni Infantino après son élection à la tête de la Fifa, à Zurich (Suisse), le 26 février 2016.
Gianni Infantino après son élection à la tête de la Fifa, à Zurich (Suisse), le 26 février 2016. (FABRICE COFFRINI / AFP)
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"La Fifa a traversé des moments tristes (...) mais c'est fini. Nous devons aller de l'avant." Ce sont les premiers mots de Gianni Infantino après avoir été élu à la tête de la Fifa, vendredi 26 février. L'Italo-Suisse a été élu dès le second tour, obtenant 115 voix sur 207. Francetv info détaille trois choses à savoir sur le successeur du très controversé Sepp Blatter.

1Il a travaillé étroitement avec Michel Platini

Ce juriste de 45 ans a été pendant "longtemps dans l'ombre de Michel Platini dont il était le secrétaire général à l'UEFA", rappelle Eurosport. Il est entrée à l'UEFA en 2000 et était chargé des questions juridiques et commerciales. En 2004, il est nommé directeur des services juridiques. Il est ensuite nommé secrétaire général adjoint puis secrétaire général en 2009.

Cet homme marié et père de quatre filles a toujours pris soin de ménager son patron en répétant de manière presque mécanique qu'avec l'UEFA, il assurait son "soutien à Michel Platini dans son droit à avoir un procès équitable et à laver son image".

De son côté, l'ancien footballeur tricolore n'a jamais ouvertement adoubé son bras droit. "Gianni, on a travaillé neuf ans ensemble, a dit l'ancien capitaine de l'équipe de France dans L'Equipe. C'est un bosseur. J'ai confiance en lui. Il est ambitieux, mais on ne peut pas se présenter à la présidence de le Fifa sans être ambitieux."

2Il est réputé intègre

"C'est un homme chaleureux, à l'écoute, réactif, un homme de réseaux, qu'il a construits et entretient avec soin", confie le représentant d'un grand club européen, sous couvert d'anonymat, à propos du nouveau patron de la Fifa.

Un homme de réseaux ? Cela signifierait alors qu'il côtoie et connaît bien les hommes et les femmes d'institutions épinglées pour des pratiques condamnables. Il n'en est rien. "Lorsque l'on se penche sur le profil de cet avocat de profession devenu secrétaire général de l'UEFA, c'est l'image d'un homme intègre qui revient systématiquement", écrit le Huffington Post.

Et ce n'est pas parce qu'il est né à Brigue (Suisse), à quelques kilomètres de Viège, village natal de Sepp Blatter, qu'il a les mêmes méthodes de travail que son prédecesseur, condamné à six ans de suspension de toute activité liée au football.

3Il parle cinq langues

Ce supporteur de l'Inter Milan parle l'anglais, le français, l'allemand, l'espagnol et l'italien. Plutôt pratique lorsque l'on est à la tête d'une instance qui réunit 209 fédérations venues du monde entier.

D'ailleurs, avant l'UEFA, il avait travaillé comme secrétaire général du Centre international d'étude du sport à l'université de Neuchâtel (Suisse), après avoir été conseiller pour diverses instances du football, dont les ligues espagnole, italienne et suisse.