La Fifa ouvre une enquête sur les conditions d'attribution du Mondial 2006 à l'Allemagne

L'enquête vise notamment Franz Beckenbauer, la légende du foot allemand. Il présidait le comité de candidature puis d'organisation de la Coupe du monde 2006.

Des supporters allemands pendant un match Allemagne-Suède, lors de la Coupe du monde de football 2006.
Des supporters allemands pendant un match Allemagne-Suède, lors de la Coupe du monde de football 2006. (LUKAS COCH / PICTURE ALLIANCE / AFP)

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La justice interne de la Fifa a annoncé avoir ouvert une enquête, mardi 22 mars, sur les conditions d'attribution de la Coupe du monde de football 2006 à l'Allemagne. Plusieurs personnalités du football allemand sont dans le collimateur de la commission d'éthique, à commencer par Franz Beckenbauer, soupçonné de corruption.

L'ancien international allemand, surnommé le "Kaizer", est au centre de l'enquête, en qualité de président du comité de candidature, puis d'organisation du Mondial 2006. La commission d'éthique de la Fifa s'intéresse également à Wolfgang Niersbach, ancien président de la Fédération allemande de foot (DFB). L'enquête cible encore Helmut Sandrock et Horst Schmidt, anciens secrétaires généraux de la DFB, ainsi que Theo Zwanziger, ex-président de la DFB, et l'ancien directeur financier de la fédération allemande, Stefan Hans.

"Un changement de comportement dans le vote"

Franz Beckenbaueur et Theo Zwanziger sont soupçonnés de corruption, pour avoir reçu "des paiements et des contrats indus en échange d'un avantage dans le processus de sélection pour le Mondial 2006", précise le communiqué de la commission d'éthique de la Fifa. Niersbach, qui siège toujours au comité exécutif de la Fifa, est lui soupçonné de "ne pas avoir dénoncé une violation du code d'éthique".

Début mars, le cabinet d'avocats Freshfields, dans un rapport mandaté par la fédération allemande, avait indiqué qu'aucune preuve d'un achat de voix par l'Allemagne pour organiser le Mondial 2006 n'avait été trouvée mais qu'un tel mécanisme de corruption ne pouvait être écarté"Mais nous avons pu constater un possible changement du comportement dans le vote et qui a pu concerner des représentants asiatiques du comité exécutif de la Fifa", avait encore relevé le cabinet d'avocat.