Barrière effondrée pendant Amiens-Lille : "L'émotion (...) n'autorise pas à dire n'importe quoi", prévient le président d'Amiens métropole

Après l'effondrement d'une barrière au stade la Licorne, qui a blessé 29 supporters lillois, le président d’Amiens Métropole, Alain Gest, maintient qu'il ne rouvrira "pas le stade tant qu’il n’est pas praticable".

L’effondrement d’une barrière au stade la Licorne à Amiens, le 30 septembre 2017.
L’effondrement d’une barrière au stade la Licorne à Amiens, le 30 septembre 2017. (FRANCOIS LO PRESTI / AFP)
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Après l’effondrement d’une barrière au stade la Licorne à Amiens, samedi 30 septembre, la commission de discipline de la Ligue française de football professionnel se réunit jeudi soir pour auditionner le club. Le barriérage d’une tribune s’est effondré à la 15e minute du match, blessant 29 supporters lillois.

Alain Gest, président d’Amiens Métropole, propriétaire du stade, a réfuté jeudi sur franceinfo des accusations de négligence. "A aucun moment il ne nous a été signalé un problème, depuis la création du stade, sur ces garde-corps", a-t-il indiqué. "Si on m’avait signalé quelque chose (...) vous pensez bien que j’aurais fait le nécessaire", a ajouté Alain Gest. Pour lui, "l’émotion (...) n’autorise pas à dire n’importe quoi". Il a rappelé que "nous aurons les résultats de l’enquête au plus tard dans trois semaines".

franceinfo : Est-ce-que vous avez de nouveaux éléments ?

Alain Gest : Non. Il y a des premiers éléments d’appréciation mais il appartient au procureur de la République d’en parler s’il le souhaite. Nous aurons les résultats de l’enquête au plus tard dans trois semaines.

En ce qui nous concerne, nous avons déjà pris les mesures pour préparer une procédure d’urgence pour consolider l’ensemble du barriérage de ces tribunes. Sachant qu’à aucun moment il ne nous a été signalé un problème, depuis la création du stade, sur ces garde-corps.

Alain Gest, président d’Amiens Métropole

à franceinfo

Nous avons un audit sur tous les équipements sportifs qui a été réalisé en 2013. Il n’y avait strictement rien sur les garde-corps. Ce qui était signalé, c’était les travaux à faire sur la toiture des tribunes, ce que nous sommes en train de faire tribune par tribune. Le stade sera neuf à la fin de la saison.

Lundi matin, le journal L’Equipe citait un stadier qui affirmait avoir alerté sur la fragilité de l’installation, il y avait donc un problème ?

Il l’a dit et je souhaite qu’il s’exprime devant le procureur de la République. Ce genre d’accusations qui ne sont recoupées par personne sont suffisamment graves pour qu’il prenne sa responsabilité jusqu’au bout et dise à qui il a pu donner cette information. Personne dans le club, personne à Amiens Métropole n’a été mis au courant.

Vous mettez en cause ces affirmations ?

Je ne mets rien en cause, je fais du factuel. Quand j’ai constaté l’état de la toiture des tribunes, j’ai fait ce qu’il fallait. Lorsque l’on m’a dit 'c’est très dangereux', j’ai fermé le stade. J’ai fait démonter tout ce qui était dangereux dans la toiture. 

On a le sentiment que tout le monde se renvoie la balle, ce n'est de la faute de personne ?

J’attends avec sérénité la décision de l’enquête. J’ai quand même un petit peu le sentiment d’avoir un tir de barrage sur Amiens. Je suis président de l’agglomération d’Amiens qui est propriétaire du stade donc je ne fuis pas devant mes responsabilités. L’émotion qui s’est atténuée grâce au constat que les blessés étaient faiblement blessés n’autorise pas à dire n’importe quoi. Le stade sera réutilisé lorsque le procureur de la République aura donné la possibilité de dire au préfet que le stade est praticable. Je ne rouvrirai pas le stade tant qu’il n’est pas praticable.