La politique s'invite dans le sport. Les écuries de Formule 1 sont réticentes à disputer le Grand Prix de Bahreïn, le 22 avril, en raison des troubles qui agitent ce pays du Golfe, selon deux journaux britanniques, le Times et le Guardian. Ce dernier cite, lundi 9 avril, un "membre important" d'une écurie qui a requis l'anonymat. Selon lui, les équipes ont appelé la Fédération internationale de l'automobile (FIA) à renoncer au Grand Prix. Des centaines de personnes ont encore manifesté vendredi pour réclamer la libération d'un militant emprisonné, en grève de la faim depuis près de deux mois.

"Nous espérons tous que la FIA l'annulera. D'un point de vue purement légal, en termes d'assurances et de consignes des gouvernements, nous avons le feu vert pour y aller. Mais nous trouvons inquiétant que des problèmes se posent tous les jours", a déclaré ce dirigeant non identifié, faisant allusion aux manifestations qui se sont déroulées à Bahreïn ces dernières semaines. L'édition 2011 du Grand Prix de Bahreïn n'avait déjà pas pu être organisée en raison des troubles dans le pays.

De son côté, la FIA a déclaré, vendredi, qu'elle "surveillait et évaluait en permanence la situation dans le royaume de Bahreïn" et ajouté avoir "été régulièrement assurée, par les plus hautes autorités de Bahreïn, que tous les enjeux de sécurité sont sous contrôle". Le GP de Bahreïn, quatrième manche du championnat du monde, est prévu sur le circuit de Sakhir, près de Manama.