Vigipirate : des CRS en colère reçus au ministère de l'Intérieur

Depuis les attentats à Charlie Hebdo, gendarmes, policiers et CRS sont en alerte maximale. Ces derniers ont d'ailleurs eu rendez-vous avec le ministre de l'Intérieur pour discuter des cadences infernales imposées par le plan Vigipirate.

(Militaires et CRS en surveillance commune lors du plan Vigipirate © MaxPPP)
Radio France

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Les policiers ont assez tôt exprimé leurs craintes alors que le plan Vigipirate reste au niveau maximum. Policiers, gendarmes mobiles et soldats sont toujours en patrouille pour surveiller les sites sensibles. Aujourd'hui, près de 4.700 policiers et gendarmes surveillent plus de 700 écoles et lieux de culte juifs en France. Ce sont ainsi des moyens quotidiens importants qui sont mis en œuvre pour organiser et assurer la continuité de cette sécurité.

 

Les CRS sont, de leur point de vue, arrivés au maximum en termes de contraintes horaires, ce qui pose des problèmes par  rapport à leurs familles. Le ministère de l'Intérieur qui a senti poindre cette colère les a donc reçus en urgence place Beauvau parce qu'ils menacent de passer à l'action, juste avant leurs services, pour tirer le signal d'alarme.

 

Nicolas Comte, secrétaire général adjoint et porte-parole d'Unité SGP Police – FO, ne se sait pas combien de temps le plan Vigipirate renforcé va durer. Il estime que "c'est le gouvernement qui fixera la durée en fonction de la menace. Mais c'est compliqué pour mes collègues qui assurent cette surveillance. C'est compliqué parce que c'est une mission fatigante et que cela implique de nombreux jours de déplacement."

 

Nicolas Comte : "Nous demandons une revalorisation de l'indemnité de déplacement"
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En ce qui concerne la durée du plan Vigipirate, Nicolas Comte estime "c'est difficile à évaluer" mais "si c'est dans les conditions actuelles, cela ne pourra pas durer éternellement" . Il souhaite donc que soient trouvées des solutions en termes d'emploi et de repos. "La revalorisation en terme de pouvoir d'achat a un aspect psychologique. Et ce que l'on est allé dire place Beauvau, c'est qu'il faut trouver un moyen de les faire souffler."