13h15, France 2

VIDEO. 13h15. Biodiversité : le réseau Semences paysannes recrute des jardiniers

Face à la disparition en un siècle des trois quarts des fruits, légumes et céréales et à l'uniformisation des semences, la résistance s'organise. Un collectif d'associations fait appel aux citoyens pour préserver les variétés anciennes. Extrait de "13h15 le samedi" du 3 octobre.

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Biocybèle, l'une des plus grandes foires bio de France, fait des variétés paysannes l'un de ses thèmes principaux. Toutes les graines et les plantes que le visiteur y trouve sont reproductibles et appartiennent au domaine public. Lesquelles n'a-t-on pas le droit de vendre ? "Au moins 98% de ce que j'ai. C'est vrai !" répond l'un des exposants. Et quand on lui demande ce que cela lui fait d'être dans la clandestinité, sa réponse, accompagnée d'un franc sourire, est sans appel : "C'est un plaisir personnel..."

Jean-Luc, un spécialiste de variétés de tomates anciennes, a fait le déplacement dans le Tarn pour retrouver des ami-e-s, qui résistent comme lui contre l'uniformisation planétaire des semences désormais aux mains de quelques multinationales. Ses semences, comme les autres, ne figurent pas dans le catalogue officiel, et il est toujours passible d’une amende de 45 000 euros.

"Un petit carré dans vos jardins"

Le réseau Semences paysannes est un collectif de soixante-dix associations, qui tente de réintroduire des variétés anciennes dans l'agriculture. Les paysans ont besoin de grosses quantités de graines pour ensemencer leurs champs. Le collectif recrute donc des jardiniers volontaires. "On veut conserver un certain nombre de variétés et on a besoin d'un petit carré dans vos jardins", explique un animateur du réseau.

"Chaque jardinier aura un petit mètre carré et il aura la charge de bien mener cette culture. C'est une responsabilité, un engagement", précise-t-il aux apprentis conservateurs de semences. Jean-Luc explique que "la charge de la préservation de la biodiversité ne peut revenir juste aux paysans. C'est le problème de tous les citoyens." Pour Michel, autre graine de rebelle, "le problème des semences a été très peu abordé par les paysans et il est en train d'émerger".

(CAPTURE ECRAN / 13H15)