La Direction de la répression des fraude recommande aux consommateurs de bien vérifier leur ticket de caisse.
La Direction de la répression des fraude recommande aux consommateurs de bien vérifier leur ticket de caisse. (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

Vérifiez bien vos tickets de caisse. Car à en croire une enquête de la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la répression des Fraudes (DGCCRF), un supermarché sur deux affiche des prix en rayons différents du montant payé à la caisse, rapporte l'AFP, jeudi 5 juillet. Dans 54% des 1269 établissements contrôlés exactement. Le plus souvent au détriment du client.

Dans les supermarchés épinglés, "le prix facturé était différent du prix affiché pour 7% des articles ayant été contrôlés. En outre, les erreurs étaient défavorables aux consommateurs dans six cas sur dix", a précisé la DGCCRF. Pour leur éviter de laisser quelques plumes au passage en caisse, elle leur recommande "d'être vigilants à la lecture de leurs tickets de caisse et de se faire systématiquement reverser les trop-perçus".

Des erreurs intentionnelles ?

"Nos clients sont remboursés de la différence dans tous les cas, et, selon les politiques d'enseignes, peuvent recevoir un doublement de ce montant, bénéficier d'un bon d'achat ou se voir offrir le produit", fait valoir la Fédération FCD, qui réunit de grands noms du secteur (Auchan, Carrefour, Casino...). "Les erreurs entre les prix affichés et les prix facturés en caisse sont des erreurs techniques", assure-t-elle à l'AFP.

Pour lutter contre ce phénomène, des systèmes "d'étiquettes électroniques de gondole" mises à jour de manière centralisée sont peu à peu déployés dans la grande distribution. Ils permettent d'automatiser la tâche, et de réduire le taux d'erreur.

"Il y a une part d'aléa, mais pas seulement", juge de son côté Charles Pernin, spécialiste de l'alimentaire à l'association de consommateurs CLCV. Sur le grand nombre d'articles testés par le DGCCRF en magasin (68.593), le fait que plus de la moitié des erreurs ait pénalisé le client montre qu'elles ne sont pas que le fruit du hasard, mais "il est très difficile de prouver que (ces erreurs) sont intentionnelles", selon lui.