Pour mettre fin aux squats et bidonvilles, le collectif Romeurope interpelle les candidats à l'élection présidentielle

Le collectif Romeurope formule jeudi aux candidats à la présidentielles, 20 propositions pour améliorer les conditions de vie des personnes Roms ou présumées Roms. 

Des campements sur les voies de la petite ceinture entre la porte des poissonniers et la porte de la Chapelle, à Paris.
Des campements sur les voies de la petite ceinture entre la porte des poissonniers et la porte de la Chapelle, à Paris. (BENOIT HASSE / MAXPPP)
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franceinfoRadio France

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Des dispositifs "très insuffisants", "dénués d'ambition sociale", une situation humanitaire "alarmante"... Le Collectif national des droits de l'homme Romeurope interpelle les candidats à l'élection présidentielle. Romeurope regroupe 41 associations engagées dans la défense des personnes "Roms ou présumées Roms"

Dans un rapport publié jeudi 16 février, écrit avec la Fondation Abbé Pierre, il propose 20 mesures pour une "politique d’inclusion des personnes vivant en bidonvilles et en squats"

Cela fait plus de 25 ans que des hommes, des femmes et des enfants originaires d'Europe de l'Est, Roms pour la plupart, vivent aux marges de la société française dans des squats et bidonvilles

Romeurope

Parmi les propositions : "En finir avec l'expulsion systématique et contre-productive des lieux de vie". Pour le collectif, la disparition de ces squats et bidonvilles "ne passe pas par le déplacement des personnes contraintes d’y vivre, mais par leur inclusion dans la société française." Une inclusion pas qui ne serait pas "insurmontable" pour Romeurope : 15 600 personnes vivent en squats et bidonvilles, dans un pays qui compte 66 millions d'habitants. 

Lutter contre les préjugés

Autre proposition : "reconnaître et développer la médiation scolaire", en renforçant la présence de médiateurs pour "faciliter le dialogue entre l'institution et les parents". Le collectif souhaite aussi plus de cours de français.

Il réclame enfin d'"impulser une politique pénale volontariste en matière d'infractions racistes, sans oublier les Roms" et de "sensibiliser les responsables des médias à la lutte contre les préjugés envers les Roms".