Lyon : l'affaire du prêtre condamné pour agressions sexuelles n'a "rien à voir" avec la pédophilie

Le porte-parole des évêques de France estime que la nouvelle affaire soulevée par "Le Parisien" n'est pas comparable avec l'affaire du père Preynat.

Le cardinal Philippe Barbarin, le 15 mars 2016 à lourdes (Pyrénées-Atlantiques).
Le cardinal Philippe Barbarin, le 15 mars 2016 à lourdes (Pyrénées-Atlantiques). (ERIC CABANIS / AFP)
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Le porte-parole des évêques de France a évoqué, mercredi 16 mars, le cas d'un prêtre actuellement en poste à Lyon, dans le diocèse du cardinal Barbarin, et condamné pour agressions sexuelles il y a neuf ans, en affirmant que cela n'avait "rien à voir" avec les affaires de pédophilie. Mgr Olivier Ribadeau Dumas faisait référence à "un cas qui met en cause un prêtre du diocèse de Rodez, qui vit aujourd'hui à Lyon", après des informations publiées le même jour par Le Parisien.

"Ce cas n'a rien à voir et n'est en aucun cas comparable à celui du père Preynat", prêtre de la région lyonnaise mis en examen pour des agressions sexuelles sur des jeunes scouts, a affirmé le prélat lors d'un bref point de presse, organisé en marge de la Conférence des évêques de France à Lourdes (Pyrénées-Atlantiques).

"Il ne s'agit en aucun cas de pédophilie"

"Il s'agit d'un prêtre qui a été condamné à 18 mois de prison avec sursis pour des gestes déplacés sur des majeurs, il ne s'agit donc en aucun cas de pédophilie (...) Pour nous, il s'agit de l'histoire d'un homme qui a été coupable de faits qui ont été jugés", a-t-il ajouté. Selon Le Parisien, ce second prêtre âgé aujourd'hui de 55 ans a été condamné par le tribunal correctionnel de Rodez (Aveyron) au printemps 2007.

Le cardinal Philippe Barbarin s'est retrouvé dans la tourmente mardi, accusé de nouveau d'avoir couvert des prêtres pédophiles, ce qu'il a nié "avec force".  Une plainte a été déposée en février pour mise en danger de la vie d'autrui concernant des atteintes sexuelles commises par un prêtre lyonnais au début des années 90. Il était déjà visé par une enquête pour non dénonciation d'atteintes sexuelles de mineurs de 15 dans l'affaire Bernard Preynat, du nom du prêtre mis en examen fin janvier pour des agressions pédophiles de scouts lyonnais entre 1986 et 1991.

Nommé à Lyon pour "protéger les victimes"

Mgr Ribadeau Dumas a démenti que le prêtre condamné à Rodez ait été "promu", comme l'affirme Le Parisien. "Il n'est pas promu (...), il a aujourd'hui des responsabilités de formation dans le diocèse de Lyon, (...) non pas en contact avec des jeunes, ce sur quoi le diocèse de Lyon a toujours veillé".

Le prêtre "a été nommé dans le diocèse de Lyon" afin de "protéger les victimes, rétablir le calme dans le lieu où il se trouve", a expliqué Mgr Ribadeau Dumas. "Il a continué à suivre les recommandations et les décisions du juge d'application des peines. Le diocèse de Lyon a même été au-delà des recommandations du juge, notamment en ce qui concerne le logement de ce prêtre puisqu'il n'a pas été logé en paroisse, mais (...) dans une communauté de religieux pour avoir un encadrement plus sûr", a affirmé le porte-parole.