Rome se prépare à accueillir des centaines de milliers de pèlerins, dont de très nombreux Polonais, et des dizaines de délégations officielles pour l'événement planétaire que seront, dimanche 27 avril, les canonisations des papes Jean XXIII et Jean-Paul II. Mais avant d'en arriver à cette cérémonie unique dans l'histoire de l'Eglise, le processus est long pour aboutir à cette canonisation.

Une exception accordée à Jean XXIII

Pour accéder au rang de saint, il faut en effet que deux miracles soient reconnus officiellement par le Vatican. C'est un médecin particulier qui se charge alors de certifier le caractère miraculeux des guérisons, obtenues de façon scientifiquement inexpliquée. Puis un collège de prêtres du Vatican se penche sur la moralité du miraculé, en interrogeant ses proches et des religieux.

Pour Jean-Paul II, il s'agit de la guérison d'une religieuse française atteinte d'une maladie dégénérative, puis de la disparition de l'anévrisme incurable dont souffrait une Costaricienne le jour de la béatification de l'ancien pape. En revanche, une seule guérison a été attribuée à Jean XXIII, une religieuse guérie d'un cancer de l'estomac en 1966. Mais le pape François, l'actuel souverain pontife, a insisté personnellement pour qu'il obtienne ce passe-droit.

Le pape Jean-Paul II, le 5 janvier 2005, au Vatican.
Le pape Jean-Paul II, le 5 janvier 2005, au Vatican. (PAOLO COCCO / AFP)