Recruter 40 000 profs, "ce n'est pas gagné", préviennent les syndicats

Les représentants du Sgen-CFDT et du Snes-FSU, contactés par FTVi, redoutent que la crise des vocations ne complique la tâche de Vincent Peillon.

Une enseignante fait cours dans une classe de Brie-Comte-Robert (Seine-et-Marne), le 21 mai 2012.
Une enseignante fait cours dans une classe de Brie-Comte-Robert (Seine-et-Marne), le 21 mai 2012. (FRED DUFOUR / AFP)
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POLITIQUE - Le ministre de l'Education nationale, Vincent Peillon, a annoncé le recrutement de "près de 40 000 professeurs"en 2013, jeudi 20 septembre sur France Culture. Parmi eux, 22 000 compenseront des départs en retraite. "C'est l'application concrète de la promesse faite par François Hollande" de créer 60 000 postes dans l'Education, souligne Thierry Cadart, secrétaire général du Sgen-CFDT, contacté par FTVi. "Si on veut arriver à ce total-là, il faut augmenter le rythme", ajoute le patron du syndicat enseignant.

"Ce n'est pas gagné", prévient Daniel Robin, cosecrétaire général du Snes-FSU, interrogé par FTVi. "On a une crise du recrutement", explique le syndicaliste, pour qui le ministre de l'Education "ne prend pas à bras le corps cette problématique". Il n'y "a pas de dispositif d'aide aux étudiants mis en œuvre par le gouvernement", poursuit-il, craignant que le ministre "ne s'en donne pas les moyens" l'an prochain.

Thierry Cadart y voit lui aussi "un défi à relever". "On va multiplier par trois le nombre de postes ouverts en deux ans, précise-t-il. Il va falloir trouver les moyens d'attirer de nouveaux étudiants vers ce métier." Il redoute également une précarisation des futurs professeurs : "On peut craindre que tous les postes ne soient pas pourvus. Et donc que des contractuels soient recrutés."