Prison : des peines plus constructives

La journaliste Laurence Nahon dresse le bilan du « module respect » et explique comment il apaise les détenus.

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Ce programme existe depuis deux ans, mais il reste une expérimentation explique la journaliste Laurence Nahon sur le plateau du Grand Soir 3. "Il n’a pas vocation à être généralisé à l’ensemble du système carcéral français. Mais face aux résultats encourageants de Mont-de-Marsan, l’administration pénitentiaire a décidé de donner son feu vert pour que cinq autres prisons testent ce dispositif. Il y a un enjeu majeur : la sécurité. Aucun détenu dangereux ne doit intégrer ce programme. Les détenus radicalisés par exemple sont automatiquement exclus du dispositif".

Manque de recul, mais apaisement

Difficile de juger les effets de ce programme pour le moment, mais il apporte déjà beaucoup de sérénité aux détenus et aux travailleurs sociaux : "Pour l’instant, nous n’avons pas assez de recul pour juger l’efficacité du programme en matière de réinsertion et de récidive, explique Laurence Nahon. En revanche, les conseillers de probation et d’insertion, qui suivent les détenus tout au long de leur incarcération, nous ont confié que leur travail était beaucoup plus apaisé. En effet, les détenus ne passent plus leur temps à ruminer leur colère, ils bâtissent un projet de sortie. La peine devient plus constructive".

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Un détenu péruvien a pris l\'identité de son jumeau pour s\'échapper de prison, à Lima, au Pérou, le 8 janvier 2017.
Un détenu péruvien a pris l'identité de son jumeau pour s'échapper de prison, à Lima, au Pérou, le 8 janvier 2017. (SPACES IMAGES / BLEND IMAGES RM / GETTY IMAGES)