Les militants de Greenpeace qui bloquaient le siège d'EDF délogés par la police

Des militants de Greenpeace ont bloqué, mercredi matin, l'entrée du siège d'EDF à Paris. Selon eux, l'entreprise n'a pas les moyens de mener une politique nucléaire propre. Ils ont été dispersés par la police en fin de matinée.

Des militants de Greenpeace bloquent le siège d\'EDF à Paris, le 14 décembre.
Des militants de Greenpeace bloquent le siège d'EDF à Paris, le 14 décembre. (Communiqué Greenpeace)
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franceinfoRadio France

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Une trentaine de militants de Geenpeace ont bloqué, mercredi 14 décembre, l'entrée du siège d'EDF situé avenue de Wagram dans le 8e arrondissement de Paris. Il ont été délogé par les forces de l'ordre en fin de matinée. Ils demandaient la sortie du nucléaire et souhaitaient qu'EDF publie sa véritable comptabilité, car selon un rapport commandé par Greenpeace au cabinet d'analyse financière indépendant AlphaValue, les comptes seraient faussés.

L'ONG estime que l'entreprise "plus les moyens de sa politique nucléaire".Sur une banderole géante, ils avaient écrit une fausse citation du PDG Jean-Bernard Lévy : "74 milliards d’euros de dette et avec le nucléaire, ce n’est pas fini". Une structure en aluminium sur laquelle on peut lire "Faillite Banqueroute" empêchait les salariés d'accéder à l'entreprise.

"D'une certaine manière, EDF trompe les Français" selon Cyrille Cormier, chargé de campagne énergie à Greenpeace

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D'autres actions dans les prochains jours

De son côté l'entreprise compte porter plainte. Selon elle, la valeur comptable des centrales nucléaires n'a pas diminué malgré la chute des prix de l'électricité en Europe. Concernant les moyens alloués au nucléaire, l'entreprise affirme que les investissements, évalués à environ 16 milliards d'euros annuels pour les dix prochaines années sont supérieurs à l'objectif de 10,5 milliards d'euros fixé par le PDG à l'horizon 2018.

Le rapport pointe aussi les coûts de la déconstruction des centrales et du traitement des déchets radioactifs. Pour le cabinet AlphaValue, le groupe "sous-provisionne drastiquement" les coûts de ces travaux. Greenpeace a annoncé d'autres actions dans les prochains jours.