Risque terroriste : Greenpeace pénètre dans une centrale nucléaire

Deux jours après avoir publié un rapport sur les failles des centrales nucléaires face au risque terroriste, Greenpeace a pénétré dans la centrale de Cattenom en Moselle.

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C'est un réveil en fanfare pour la centrale de Cattenom en Moselle ce matin. Il est environ 5h45 et des feux d'artifice résonnent sur le site nucléaire. Les artificiers, des militants de Greenpeace, se sont introduits dans la centrale. En dépit de l'alarme déclenchée dès la première clôture, ils ont pu avancer jusqu'à la première piscine où est entreposé du combustible usagé. Interceptés par les gendarmes huit minutes après leur intrusion, les militants sont en garde à vue. L'opération était censée alerter sur la vulnérabilité de ces installations.

EDF va porter plainte

Dans un rapport publié il y a deux jours, l'ONG dénonçait la faible capacité de résistance des piscines d'entreposage de combustibles usagés, bien moins protégées que les coeurs de réacteurs. Des réacteurs qui disposent d'enceintes de confinement renforcées, contrairement aux piscines. EDF dénonce une opération de communication risquée, une action irresponsable. Mais pour l'entreprise, le dispositif de sécurité a fonctionné parfaitement. "Aucune zone sensible dans la centrale n'a été approchée", affirme Arnaud Courcoux, directeur délégué de la centrale de Cattenom. EDF a décidé de porter plainte.

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Les militants de Greenpeace ont allumé un feu d\'artifice dans la centrale nucléaire de Cattenom, en Moselle.
Les militants de Greenpeace ont allumé un feu d'artifice dans la centrale nucléaire de Cattenom, en Moselle. (GREENPEACE / TWITTER)